MIES (Suisse) - Le 7 mars est un jour spécial pour le basketball international.
En effet, c’est à cette date qu’a débuté la toute première Coupe du Monde Féminine FIBA, à Santiago (Chili) en 1953.
Lorsque vous comparez l’édition inaugurale à celle qui se jouera du 4 au 13 septembre 2026 à Berlin (Allemagne), vous pouvez constater que les deux événements sont très différents.
Au Chili, il y avait 10 équipes participantes : 8 des Amériques (USA, Chili, Brésil, Paraguay, Argentine, Pérou, Mexique et Cuba) et 2 d’Europe (France et Suisse).
En Allemagne, 16 équipes seront en lice, avec des représentantes d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Europe.
L’édition de cette année verra la participation de l’Allemagne (hôte), ainsi que des 4 champions continentaux (USA, Australie, Belgique et Nigeria). Les Tournois de Qualification pour la Coupe du Monde Féminine FIBA 2026 organisés en Chine, en France, à Porto Rico et en Turquie permettront, entre le 11 et le 17 mars, de déterminer l’identité des 11 autres pays qui les accompagneront à Berlin.
Contrairement au tournoi mondial de 1953, il y aura une grosse couverture médiatique quotidienne, et tous les matchs se joueront à l’intérieur, à la Max-Schmeling-Halle et à la Berlin Arena.
À l’époque, la tenue des matchs à l’extérieur au Stadio Nacional avait été problématique, notamment à cause d’épisodes de pluies qui avaient rendu le terrain glissant.
Le stade chilien avait cependant permis de rassembler un nombreux public avec sa capacité de 20 000 places, les matchs affichant souvent complet ou presque.
Selon un article de journal d’alors, l’intérêt des fans avait été tellement important que même le Président chilien Carlos Ibáñez del Campo avait parfois eu de la peine à trouver une place dans les tribunes.
Lors de la première Coupe du Monde Féminine FIBA en 1953, les matchs consistaient en deux mi-temps de 16 minutes, avec une pause de 10 minutes entre les deux.
À en croire les récits au sujet de l’événement, l’ambiance était « électrique », à tel point d’ailleurs que l’animosité envers les arbitres les avaient poussés à « interrompre le jeu à plusieurs reprises ».
Parmi les stars présentes en Amérique du Sud, il y avait la Française Anne-Marie Colchen, meilleure marqueuse de l’événement avec 19.2 points par match.
La Chilienne Onesima Reyes, les Américaines Katherine Washington et Pauline Bowden et la Suissesse Éliane Girod s’étaient aussi particulièrement illustrées.
Le tournoi a consisté en un tour préliminaire, un tour de repêchage, une phase finale pour les places 1 à 6 et des matchs de classement pour les places 7 à 10.
Quelle est l'une des similarités avec la plupart des éditions qui ont suivi ? Ce sont les USA qui sont montés sur la plus haute marche du podium.
Les Américaines ont battu le Chili lors de leur dernier match pour le titre (49-36), décrochant à cette occasion son premier des 11 sacres conquis en 19 participations. À Santiago, elles n'ont connu la défaite qu'une seule fois, contre le Brésil (23-29).
La France avait terminé au 3e rang.
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