ALEXANDRIE/DAKAR (Égypte/Sénégal) – La courte victoire du Mali face à l’Angola (80-79) a ressemblé à une leçon magistrale sur l’art de faire tomber un champion.
Les Maliens ont bouclé la phase aller du Groupe D invaincus, poursuivant ainsi leur quête d’une qualification pour la Coupe du Monde 2027.
La prestation malienne a illustré les progrès constants de l’équipe, sans commune mesure avec celle balayée 70-43 par l’Angola en finale de l’AfroBasket 2025 en août dernier.
1. Un cinq de départ remanié
Contrairement aux deux premières rencontres face à l’Égypte et à l’Ouganda, le Mali a aligné un cinq inédit, laissant Fousseyni Dramé, Oumar Ballo et Ibrahima Haidara hors du cinq majeur.
Le sélectionneur Alhadji Dicko a préféré lancer Mamadou Keita, Moulaye Sissoko et Mamoudou Diarra aux côtés de Siriman Kounate et Mahamane Coulibaly.
Lorsque Ballo est entré en jeu, il a joué un rôle déterminant dans le succès, terminant avec 17 points et 7 rebonds. Le banc malien a dominé celui de l’Angola 29-26.
2. La patience, vertu cardinale
Conscient du style combatif et agressif de l’Angola, le Mali a su répondre par des séries offensives maîtrisées.
Les Angolais sont toutefois revenus dans la partie, prenant même l’avantage dans les ultimes secondes.
Mené jusqu’à 12 points, le Mali n’a jamais cédé.
Lorsque l’attaque semblait précipitée, Alhadji Dicko a demandé un temps mort.
Avec sang-froid, les Maliens ont retrouvé leur équilibre, Mahamane Coulibaly inscrivant un tir à mi-distance pour ramener l’écart à un point (79-78) à 22 secondes du terme.
3. Une défense agressive
L’Angola a goûté à sa propre intensité lorsque le Mali a provoqué une perte de balle à 21 secondes de la fin, avant que la pénétration de Kanouté ne scelle définitivement le score à 80-79.
4. Se dresser face à Dundao
Childe Dundao est réputé pour son audace lorsqu’il attaque le cercle.
Avec la rencontre en jeu, il a tenté une pénétration décisive, mais a commis une faute offensive, offrant ainsi la victoire au Mali.
5. Sortir Fernando du match
L’ancien joueur NBA Bruno Fernando avait été un élément clé de la série victorieuse de l’Angola, mais le Mali savait que le pousser à la faute pouvait changer la donne.
Fernando a écopé de sa quatrième faute au milieu du troisième quart-temps, poussant l’entraîneur José Claros à le préserver.
De retour à 8:27 de la fin, son tir en extension a redonné l’avantage à l’Angola (75-74).
Il a ensuite enchaîné avec un dunk en contre-attaque pour porter le score à 77-74. Toutefois, les cinq pertes de balle angolaises dans le dernier quart-temps ont pesé lourd.
6. Terrain inhabituel pour l’Angola
Le Mali a représenté un défi totalement différent pour l’Angola lors de cette première phase de groupe.
Contrairement aux deux premiers matches, les Angolais se sont retrouvés menés pour la première fois.
Ils avaient dominé l’Égypte et l’Ouganda sans jamais courir après le score.
À la pause, le Mali menait 46-44.
7. La confiance malienne
Même lorsque la situation s’est compliquée, la confiance du Mali en ses moyens s’est révélée précieuse.
8. Donner le ballon à Kanouté
Siriman Kanouté a établi un record dans ces Éliminatoires Zone Afrique avec 15 passes décisives et a terminé meilleur marqueur de son équipe avec 23 points, laissant l’Angola sans solution pour le contenir.iers record with his 15 assists and finished with a team-high 23 points, leaving Angola helpless to stop him.
FIBA