Torrens, l’esprit vers le TQO
EKATERINBOURG (Tournoi de Qualification Olympique féminin FIBA 2016) – Le point commun entre les meilleures nations au classement FIBA ? Elles aiment courir.
EKATERINBOURG (Tournoi de Qualification Olympique féminin FIBA 2016) – Le point commun entre les meilleures nations au classement FIBA ? Elles aiment courir.
Les Etats-Unis et l’Australie usent et abusent de jeu rapide, pour accélérer le tempo du match et marquer le plus de points possible. Idem pour l’Espagne.
Lucas Mondelo, le sélectionneur espagnol, pousse au up tempo parce qu’il sait qu’il a les joueuses pour. Un exemple ? Alba Torrens.

Torrens, très forte en drive
L’Espagne s’est appuyée sur cette philosophie lors de la dernière Coupe du Monde, en Turquie. Une tactique payante puisque les Ibères n’ont perdu qu’en finale, face aux USA (77-64). Torrens a même été élue dans le cinq idéal de la compétition (15,5 points/match).
Sa meilleure performance individuelle : 28 points (11/20 aux tirs) en demi-finale, face à l’hôte de la compétition, la Turquie. Et la victoire : 66-56).
Torrens a poursuivi sur sa lancée lors du dernier EuroBasket Women, avec des chiffres encore plus flatteurs : 19,7 points/match, deuxième meilleure marqueuse du tournoi.
Cette année, la mission de Torrens est d’amener la Roja aux JO. Le passage obligé se nomme TQO, du 13 au 19 juin, à Nantes. Cinq billets pour Rio seront en jeu, pour douze équipes.
« On veut faire partie de ces cinq équipes », a confié Torrens à FIBA.com.
A Pékin, j'ai vécu l'une de mes plus belles expériences en tant que sportive. Je n'ai qu'une envie, c'est de revivre ça. Mais il va falloir lutter pour y parvenir. - Torrens
Lutter face à deux équipes, déjà : la Chine puis le Vénézuela. Si tout se passe bien pour les Espagnoles, elles croiseront ensuite l’une des trois équipes suivantes : la Biélorussie, la Corée du Sud ou le Nigeria.

L'Espagne recroisera peut-être la Biélorussie au TQO
En 2008, l’Espagne avait également dû passer par un TQO (mais à domicile, cette fois) pour rejoindre Pékin. Huit ans, et pourtant Torrens se souvient de la difficulté et du côté piégeux de ce format de compétition.
Même si l’Espagne avait éparpillé le Fidji en ouverture (113-42), elle s’était ensuite inclinée face au Brésil (71-68). En quarts de finale, la Roja s’en était sortie face à Cuba, 82-68, pour valider son ticket olympique.
Cette année, le parcours devrait tout de même être moins tortueux pour Torrens et ses coéquipières. La Chine (n°8), le Vénézuela (n°31), la Biélorussie (n°10), la Corée du Sud (n°12) et le Nigéria (n°42) sont des nations moins bien classées que l’Espagne. N’empêche, Torrens garantit qu’elle ne sous-estimera personne.
« Peut-être qu’on est favorites… mais ça ne nous fera pas gagner les matches », conclut-elle.
On sait que rien ne sera facile, toutes les équipes se battront pour aller aux JO. Donc aujourd'hui, nos esprits sont tournés vers le TQO. On pensera à Rio plus tard, si tout se passe bien... - Torrens
FIBA