FIBA Basketball

    Ocitti pense que l'Ouganda peut créer la surprise

    KAMPALA (FIBA AfroBasket 2017) - Il y a deux ans, l'Ouganda a fêté son retour à l'AfroBasket après plus de trois décennies d'absence.

    KAMPALA (FIBA AfroBasket 2017) - Il y a deux ans, les Ougandais ont fêté leur retour à l'AfroBasket après plus de trois décennies d'absence.

    Stanley Ocitti - un des joueurs clés de l'équipe - dit qu'ils ont appris de cette expérience et qu'ils mettront en pratique en août les leçons tirées, lorsque la compétition bisannuelle aura lieu à Brazzaville, en République du Congo.

    Toutefois, s'ils entendent participer au tournoi disputé à Brazzaville, les Africains de l'Est devront remporter la compétition qualificative de la Zone 5 de FIBA Afrique, à l'issue de laquelle en général un seul billet pour le tour final est octroyé.

    "Je pense que nous allons surprendre beaucoup de monde. Nous avons appris de notre dernière participation." - Ocitti

    Comment l'Ouganda s'y prendra pour retourner au tournoi majeur du continent africain - en tentant de disposer des rivaux régionaux que sont le Kenya, le Rwanda, la Somalie, la Tanzanie et aussi l'Égypte, c'est un processus qui est, selon Ocitti, déjà en marche.

    "Nous sommes en contact avec de nombreux Ougandais qui vivent en dehors du pays, certains évoluant en Division 1 [de NCAA américaine], où ils sont en train de se développer," dit l'ailier de 2.03m à FIBA.com.

    "L'idée est d'aller trouver à l'étranger des Ougandais qui ont envie de nous aider au niveau international. Je pense que nous allons surprendre beaucoup de monde. Nous avons appris de notre dernière participation."

    ...
    Même si Ocitti sera âgé de 37 ans au moment où l'AfroBasket 2017 débutera, celui qui est également agent de joueurs croit qu'il peut encore apporter quelque chose à l'équipe nationale.

    Il y a deux ans en Tunisie, il affichait des moyennes de 14.6 points et de 6.4 rebonds par match. Les Ougandais étaient rentrés au pays avec un bilan de 1-4, leur seule victoire étant survenue contre le Zimbabwe.

     

    Sans surprise, grâce à la popularité grandissante du basketball en Ouganda, les fans locaux sont à nouveau très motivés.

     

    "Nous avons appris de la dernière fois et nous allons le démontrer lors du prochain AfroBasket," insiste Ocitti.

    Sur le plan personnel, quelles leçons a-t-il tirées du dernier tournoi ? Pas beaucoup, lui qui a joué à travers le monde au niveau professionnel, mais ses jeunes coéquipiers semblent avoir pleinement profité de l'expérience.

    "[Ils] représentent le présent et le futur du basketball ougandais, pour les prochains 5-10 ans," indique-t-il. "C'était bien pour eux d'y aller et d'être confrontés à ce niveau de jeu. Cela a constitué un bel apprentissage. Notre mentalité est de continuer à croître en tant qu'équipe."

    Ocitti n'a pas seulement impressionné en donnant l'exemple sur le terrain en Tunisie. Il a en plus vraiment tout donné.

    Vous souvenez-vous de la tentative de dunk du Nigérian Stan Okoye sur Ocitti ?

    ...
    Ocitti nous reparle de cette drôle de scène.

    "Je ne lui ai rien dit. À la fin, un contre est un contre. La seule chose qui compte, c'est que j'ai pu l'empêcher de marquer," se remémore-t-il. "Le Nigeria est très discipliné, très solide. De telles séquences peuvent arriver. Le souvenir de la large défaite [98-59] est plus marquant que celui de cette scène. C'était un bel essai, audacieux, mais la feuille de stats n'a retenu que le contre. Ça me va bien."

    Quand on lui demande comment il fait pour mener à la fois sa carrière d'agent et celle de joueur, Ocitti, qui a défendu les couleurs du club local des City Oilers lors de la FIBA Africa Champions Cup (ACC), répond : "Comme joueur, j'arrive bientôt à l'âge de la retraite, donc je me dois de penser à ma vie après le basketball. Des opportunités telles que ce tournoi [ACC] me permettent de venir développer mon réseau avec les coaches, les managers, et de parallèlement utiliser l'énergie qu'il me reste pour jouer un peu."

    FIBA