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    Chartereau heureuse de pouvoir jouer devant du public

    Lorsqu'Alexia Chartereau a appris que la salle de Strasbourg pourrait accueillir des fans lors du FIBA Women's EuroBasket 2021, son visage s'est littéralement illuminé.

    STRASBOURG (France) - Lorsqu'Alexia Chartereau a appris que la salle de Strasbourg pourrait accueillir des fans lors du FIBA Women's EuroBasket 2021, son visage s'est littéralement illuminé.

    Très appréciée du public français et ayant un rôle prépondérant à jouer pour propulser la France, grande favorite, vers un potentiel titre continental, l'ailière se réjouit vraiment de pouvoir évoluer devant des tribunes garnies à l'occasion du tournoi européen.

    Elle déclare : "Je crois qu'avant cette année, nous n'avions pas pris la mesure de l'importance de pouvoir compter sur l'appui direct des fans. Devoir se passer d'eux a été difficile.

    "Il est maintenant important que nous gagnions non seulement pour nous, mais également pour les fans, car nous savons que ça leur a manqué tout autant qu'à nous. Nous souhaitons les remercier de leur soutien inconditionnel.

    "Même s'ils n'avaient finalement pas pu être du tout présents dans la salle, nous savions qu'ils auraient été derrière nous et les victoires auraient été le meilleur moyen de leur témoigner de notre reconnaissance."

    Le développement et l'évolution de Chartereau ont été impressionnants depuis ses débuts au FIBA Women's EuroBasket il y a quatre ans, alors adolescente.

    “QUAND JE SUIS ARRIVÉE EN ÉQUIPE NATIONALE DE FRANCE, J'AI TOUT DE SUITE ÉTÉ EXPOSÉE AU PLUS HAUT NIVEAU EUROPÉEN. TOUT ALLAIT TELLEMENT VITE, TOUT ÉTAIT SI RÉFLÉCHI, J'AVAIS TOUT À APPRENDRE." 

    Cette édition a été capitale pour la joueuse, mais aussi pour le basket féminin français, car elle a marqué un changement de générations, poursuivi en 2019 avec les arrivées des prometteuses Marine Fauthoux et Iliana Rupert.

    "C'est un bon souvenir et cela paraît très lointain, mais ça ne l'est pas," songe Chartereau en repensant à ses premiers pas dans la compétition.

    "J'ai toujours à l'esprit la victoire en demi-finale contre la Grèce, cela avait été un bon match. Nous avions réussi un joli tournoi, mais l'Espagne avait été plus forte que nous en finale.

    "Cela avait également été la dernière compétition de Caps (Céline Dumerc) et Gaga (Gaelle Skrela), et ma première. C'était symbolique de débuter avec elles."

    Cette étape a certainement été clé dans la carrière florissante de Chartereau, qui avait excellé en catégories jeunesse et qui devait faire le grand saut en sélection senior.

    "J'avais déjà beaucoup appris en club (avec Bourges Basket), surtout en 2017, année de mes débuts professionnels," continue-t-elle.

    "Quand je suis arrivée en équipe nationale de France, j'ai tout de suite été exposée au plus haut niveau européen. L'apprentissage tactique, technique et physique a été rapide. Tout allait tellement vite, tout était si réfléchi, j'avais tout à apprendre."

    Chartereau est parvenue à s'illustrer au sein d'un large réservoir de jeunes joueuses talentueuses. Son expérience lui permet de conseiller les futures basketteuses.

    "Vous devez toujours croire en vous, continuer à travailler dur et ne rien considérer comme acquis," souligne-t-elle.

    "C'est extrêmement important et c'est grâce à ça que j'en suis arrivée là aujourd'hui. Vous devez vous inspirer des autres pour progresser. Ces conseils paraissent faciles, mais ils vous ouvriront les portes d'une grande carrière."

    Il est certain que Chatereau fait partie des meilleures joueuses de son pays, mais pas seulement : elle sort d'une autre superbe saison en EuroLeague Women avec Bourges.

    Elle vient toutefois d'annoncer qu'elle allait quitter le club, ce qui signifie qu'elle est sur le point de prendre la plus grosse décision de sa jeune carrière - de quoi attirer encore plus d'attention autour de ses performances dans ce tournoi européen.

    Néamoins, les observateurs savent qu'elle est tout à fait capable d'assumer ce surplus de pression. La tâche principale pour la joueuse de 22 ans et ses coéquipières sera de trouver le moyen de transformer l'argent en or. 

    Interrogée sur le statut de favorite de la France après la confirmation de son effectif la semaine passée, Chartereau se montre réservée. Elle préfère parler des forces des Bleues, avec un bel équilibre entre jeunesse et expérience.

    "Nous nous connaissons très bien et nous savons à quoi nous attendre les unes des autres sur le terrain, ce qui sera déterminant dans les moments les plus chauds," commente-t-elle.

    "Pour l'instant, nous nous concentrons sur le travail du collectif afin de pouvoir donner le meilleur de nous-mêmes dans les moments décisifs de la compétition. Cela a déjà commencé avec les matchs de préparation.

    "Nous arrivons à évoluer à un très haut niveau, quand bien même nous avons intégré beaucoup de jeunes. Les joueuses les plus expérimentées sont encore excellentes et très utiles pour l'équipe, mais nous sommes aussi tournées vers l'avenir. Ce mélange de générations fonctionne bien et c'est plutôt bon signe pour le présent et pour le futur," conclut Chartereau. 

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