Barbosa aimerait défier Curry et les USA
OAKLAND (2016 Rio Olympics) - Le Brésilien Leandro Barbosa ne peut s'empêcher de sourire quand on lui parle de son coéquipier aux Golden State Warriors Stephen Curry.
OAKLAND (2016 Rio Olympics) - Le Brésilien Leandro Barbosa ne peut s'empêcher de sourire quand on lui parle de son coéquipier aux Golden State Warriors Stephen Curry.
Les deux joueurs ne jouent pas seulement dans la même équipe, en quête d'un doublé en NBA. Ils sont aussi amis, ce qui saute aux yeux quand on les voit aux entraînements ou dans les vestiaires après les matches.
Et son sourire s'élargit quand on lui demande comment arrêter Curry sur un terrain. Il est considéré par beaucoup comme le meilleur joueur du monde. D'ailleurs, Curry a une excellente chance de se voir décerner le titre de MVP de la NBA pour une deuxième année consécutive.
"Je connais le secret," dit Barbosa à FIBA.com. "Je m'entraîne (contre lui) tous les jours."
Puis, blague mise à part, le Brésilien offre une perspective différente.
Il (Curry) est inarrêtable. C'est mon coéquipier, un coéquipier génial. Un grand joueur. Il est dur à défendre. - Barbosa
Barbosa pourrait bien hériter de la lourde tâche d'essayer de limiter le champ d'action de Curry aux JO de Rio de Janeiro, si leurs équipes venaient à se rencontrer. Alors que Curry a contribué au succès des États-Unis à la Coupe du Monde, synonyme de qualification olympique, Barbosa et le Brésil ont reçu une place dans le Tournoi Olympique en tant que pays hôte.
Barbosa n'a pas besoin qu'on lui rappelle à quel point les USA sont forts. Ils n'ont plus perdu de match depuis leur défaite 101-95 contre la Grèce en demi-finale de la Coupe du Monde 2006.
Après ce tournoi, les États-Unis ont gagné un Championnat des Amériques (2007), deux médailles d'or Olympiques et deux Coupes du Monde.
Barbosa et le Brésil ont failli mettre un terme à cette série victorieuse à la Coupe du Monde 2010 à Istanbul. Il joua 36 minutes et marqua 14 points dans le match que les deux nations se livrèrent dans le phase de Groupe. Mais la troupe à Mike Krzyzewski parvint à arracher une victoire étriquée, 70-68. Curry était déjà membre de cette équipe, mais il n'était pas le joueur d'exception qu'il est actuellement. Un autre Warrior, Andre Iguodala, était par contre un élément clé dans le camp américain en 2010.

Warriors teammates Andre Iguodala (USA) and Leandro Barbosa (BRA) were on opposite sides at the 2010 FIBA Basketball World Cup
Le Brésil aurait souhaité une revanche lors de la Coupe du Monde en Espagne en 2014. Dans l'ensemble, les protégés de Ruben Magnano firent un bon tournoi. Barbosa tourna à 42.9 % (9 sur 21) à longue distance, aidant son équipe à atteindre les quarts de finale.
Mais une lourde défaite contre la Serbie les empêcha de pouvoir défier les Américains. Quelles sont les chances du Brésil aux JO?
"Je pense qu'elles sont bonnes," avance Barbosa.
On a une assez bonne équipe. Tous les joueurs évoluant en NBA seront là, donc ça donne confiance. Mais ça va être compliqué pour toutes les sélections nationales. Mes coéquipiers et moi sommes très excités de prendre part aux JO. J'espère qu'on arrivera à donner le meilleur de nous-mêmes et qu'on décrochera une médaille pour notre pays - Barbosa
Le plateau sera en effet très relevé à Rio. Il y aura 12 équipes compétitives. Le plus gros obstacle à franchir pour finir sur la plus haute marche du podium? Sans hésiter les États-Unis.
Si les deux nations venaient à s'affronter, cela serait à coup sûr l'un des plus gros matches joués sur sol brésilien. Et le cas échéant, il est fort probable que Barbosa serait opposé à plus qu'un Warrior. En effet, en plus de Curry, Klay Thompson, Andre Iguodala et Draymond Green font partie des présélectionnés pour la sélection américaine.
"Je suis très heureux pour eux," dit Barbosa à propos des trois autres Warriors. "Les trois sont motivés et j'espère qu'ils seront pris. Mais ça va être très dur (de faire partie des 12 qui iront aux JO). Les États-Unis ont tellement de bons joueurs à disposition. Mais ça serait vraiment sympa de se retrouver au Brésil et de passer un bon moment sur le terrain avec eux."
FIBA