Ndikumana aimerait se frotter aux grandes nations africaines
KAMPALA - Considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'Afrique de l'Est, le Burundais Landry Ndikumana espère que son pays pourra se mesurer aux poids lourds du basketball africain.
KAMPALA - Considéré comme l'un des meilleurs joueurs d'Afrique de l'Est, le Burundais Landry Ndikumana espère que son pays pourra se mesurer aux poids lourds du basketball africain.
Alors que cette toute petite nation enclavée n'a encore jamais participé à une compétition continentale majeure, Ndikumana pense que ce n'est pas par manque de talent.
Désigné à deux reprises (2013 et 2014) MVP de la FIBA Africa Champions Cup Zone 5, l'ailier d'1.98m a rejoint il y a deux ans le club champion d'Ouganda des City Oilers, en provenance d'Urunani, au Burundi.
City Oil will have the services, for the first time, of Landry Ndikumana, the Zone V MVP after he was cleared by FUBA
— Mujuni Raymond (@qataharraymond) May 22, 2015
Ce transfert n'a pas seulement offert à Ndikumana l'opportunité d'évoluer dans un championnat plus relevé, il a aussi permis au joueur de 21 ans de notamment montrer tout son talent lors de la FIBA Africa Champions Cup du mois dernier au Caire, en Égypte.
Ndikumana - unique Burundais de la compétition - y a affiché des statistiques de 5.6 points et 7 rebonds de moyenne par match pour les Oilers, qui ont achevé le tournoi sur un bilan de 1-4.
Il confie à FIBA.com que bien que le Burundi ne soit pas encore en mesure de lutter pour une place à l'AfroBasket de cette année à Brazzaville, en République du Congo, le futur semble plutôt prometteur. Il n'hésite d'ailleurs pas à promouvoir la popularité du basket dans son pays.
Président @pnkurunziza assiste au stade de #Buye match de Basket-ball Urunani Vs Imbeya (71-39) trophée pour Urunani pic.twitter.com/kPUfIOEs87
— jean-claude nshimiri (@Claudenshim) October 9, 2016
"Nous avons des joueurs talentueux chez nous, mais nous n'avons ni les moyens financiers suffisants ni les coaches pour bien les former," explique-t-il. "Avec une meilleure organisation, nous pourrions rivaliser avec d'autres pays sur le continent.
"Je ne crois pas qu'une participation à l'AfroBasket 2017 soit vraiment à l'ordre du jour. Nous n'avons pas l'encadrement et les structures que nécessite une compétition d'une telle ampleur."
Que le Burundi prenne part aux matches qualificatifs de la Zone 5 de FIBA Afirque ou pas, le plus important, pour Ndikumana, reste de "tout donner" pour son club.
"Si les observateurs estiment que je suis un bon rebondeur, je le prends comme un compliment. Je vais continuer de suivre les conseils de mes coaches afin d'être plus efficace en attaque et de développer d'autres aspects de mon jeu."
Sur la campagne des City Oilers au Caire, Ndikumana ajoute : "Il y avait de très bonnes équipes et d'excellents joueurs. Et cela nous a démontré qu'il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
"C'était notre première participation et d'affronter des formations qui jouent au plus haut niveau depuis plus de dix ans n'était pas simple. Nous allons poursuivre le travail et améliorer les choses qui n'ont pas fonctionné, en particulier notre adresse aux tirs."
FIBA