FRA – Présentation des demi finales du championnat du monde
TOULOUSE (FIBA Championnat du monde féminin -17ans) – Et ils ne furent plus que quatre. La Chine, les USA, la Belgique et la France se battront ce samedi pour une place en finale, pour le grand show de ces premiers championnats du monde féminins U17 prévu dimanche. La première demi-finale verra s’opposer la Chine ...
TOULOUSE (FIBA Championnat du monde féminin -17ans) – Et ils ne furent plus que quatre. La Chine, les USA, la Belgique et la France se battront ce samedi pour une place en finale, pour le grand show de ces premiers championnats du monde féminins U17 prévu dimanche.
La première demi-finale verra s’opposer la Chine et les USA à 17h30 heure locale au Palais des Sports de Toulouse.
Pour y arriver, les chinoises sont venues à bout des russes (68-59), sans toutefois être aussi convaincantes qu’elles avaient pu l’être lors de leurs précédentes rencontres de poule. Elles n’ont en effet totalisé qu’un faible 37.1% de réussite, tout en perdant la bagatelle de 22 balles – des erreurs de jeu plutôt pas habituelles pour les protégées de Wang Guizhi.
Peut-être que la journée de repos de jeudi les aura plus rouillées qu’autre chose. Toujours convalescentes de leur défaite face à la Belgique mardi, les chinoises n’ont jamais paru aussi dominatrices qu’elles l’avaient été dans les précédentes rencontres.
Elles auront besoin d’être à leur maximum aujourd’hui si elles veulent espérer pouvoir contenir les Etats-Unis, une équipe qui ne semble montrer aucun signe de faiblesse ou de ralentissement, et qui reste invaincue – et de quelle manière – sur six matchs.
Les américaines ont pourtant doucement débuté leur Quarts de finale contre l’Espagne, se voyant même menée de 4 points en début de rencontre 12-8. C’était très probablement la première fois qu’elle se retrouvait menées aussi largement… Elles ne tardèrent d’ailleurs pas à redresser la barre en infligeant un cinglant 19-4 à des espagnoles déjà dépassées : 27-16 à la fin du Quarts Temps. Elles étaient en route pour une victoire tranquille 86-57.
Les filles de Barbara Nelson n’ont encore rencontré personne capable de réellement rivaliser avec elles dans la raquette. La Chine semble être l’équipe la plus à même de le faire, grâce notamment à ses deux pivots, Dong Yu et Mingyang Li, totalisant près de 30 points par match. Les meneuses Hongyang Cui et Yi Shen seront également d’une aide précieuse face à l’artillerie américaine.
Cependant, il est à noter que les américaines possèdent une profondeur de banc inégalée. Beaucoup d’équipes ne peuvent que rêver d’avoir dans leur cinq de départ des joueuses de cette classe. Les 12 joueuses américaines sélectionnées peuvent et auront une place dans la rotation – très équilibrée – du coach Barbara Nelson.
Elisabeth Williams, Breanna Stewart et Cassie Burdick se concentreront sur leur mission de stopper Yu et Li alors que Jewell Loyd et Ariel Massengale s’attacheront probablement à contrôler Cui et Shen.
Après cette rencontre, une redite des derniers championnats d’Europe féminin U16 alors que la France affrontera la Belgique à 20h30. Les belges s’étaient alors imposées 73-58 à cette occasion et s’étaient emparées de la médaille d’argent. Aujourd’hui, les françaises souhaiteront certainement leur revanche.
L’on pourrait presque croire à une surprise en voyant la France toujours présente à ce stade de la compétition tant leur début de championnat fut laborieux, avec pas moins de deux défaites lors des deux premières rencontres. Par la suite, elles n’étaient que très difficilement venues à bout des japonaises : menées de près de 20 points, elles sont parvenues à rejoindre les nippones in-extremis avant de s’imposer sur le fil.
Mais depuis, les filles d’Arnaud Guppillote se sont ressaisies, et la victoire 69-59 face à l’Australie montre qu’elles ont enfin trouvé les clés du succès : jouer dur en défense, se jeter sur toutes les balles perdues, et recadrer le travail offensif.
Les meneuses Esther Niamke et Olivia Epoupa ont fait un excellent travail sur le parquet, tant en attaque qu’en défense, alors que Christelle Diallo et Maegaux Galliou-Loko se sont fait remarquer dans la raquette.
La Belgique peut compter sur Julie Vanloo et Emma Meesseman pour montrer la marche à suivre vers la victoire. La paire joue ensemble depuis des années maintenant, et aucune équipe ne peut se targuer d’avoir une pair de joueuses qui s’entende aussi bien sur le parquet.
Les filles de Daniel Goethals se sont excessivement tranquillement imposées face au Japon 93-70, dans un exercice que l’on aurait pu prendre pour une séance d’entrainement. Si le résultat était plus ou moins attendu, la facilité belge a étonnée.
Les belges montent en puissance et semblent être au sommet de leur art au bon moment. Après une difficile défaite face à l’Argentine en phases qualificatives dans la poule B, Goethals a réunit ses joueuses lors d’un meeting durant lequel il a « démonté toutes [ses] joueuses, sans exception » nous disait-il le lendemain.
Il semble que cette franche mise au point à eu l’effet escompté puisqu’elles n’ont plus perdu depuis, l’emportant face à l’Espagne, la Chine et l’Australie. Le Japon était donc la dernière victime en date.
Les Cats iront-elles jusqu’à semer la pagaille dans la bassecour en allant croquer le coq ? Toujours est-il que les deux équipes semblent se valoir sur le papier. La différence se fera certainement sur des détails.
FIBA