FIBA Basketball

    Le Venezuela progresse

    CARACAS (Rio 2016 Olympic Games) - Le Venezuela est reparti de Rio de Janeiro sans médaille. Il ne s'est même pas qualifié pour les quarts de finale. Mais cela ne veut pas du tout dire que son été 2016...

    CARACAS (Rio 2016 Olympic Games) - Le Venezuela est reparti de Rio de Janeiro sans médaille. Il ne s'est même pas qualifié pour les quarts de finale. Mais cela ne veut pas du tout dire que son été 2016 est un échec pour ce pays.

    Les joueurs ont pu acquérir de l'expérience durant la préparation et les JO, et nul doute que celle-ci leur sera d'une grande utilité pour tenter d'asseoir un statut de nation dominante dans les Amériques, à l'aube d'entamer la phase qualificative pour la Coupe du Monde 2019 en Chine.

    La Vinotinto, qui a progressé de sept rangs pour pointer désormais en No. 15 au classement mondial FIBA, ne se serait probablement pas qualifiée pour le Brésil sans le leadership de son coach Nestor 'Che' Garcia, un des meilleurs tacticiens et motivateurs du monde. 

    FIBA.com l'a rencontré.

    FIBA.com : Le Venezuela a fait vibrer ses fans lors du match du Groupe A contre les USA, restant au contact tout le premier quart-temps, et lors du succès contre la Chine. Dans l'ensemble, quel regard portez-vous sur l'année 2016 ?
    Garcia : Nous sommes très fiers d'avoir pu affronter ce genre d'équipes. Cela faisait 24 ans depuis la dernière apparition du Venezuela à ce niveau (JO de Barcelone en 1992). Je pense que cela va nous permettre de mûrir. À l'échelle continentale, nous avons remporté les trois dernières compétitions (Championnats d'Amérique du Sud 2014 et 2016, Championnat des Amériques 2015), mais le fait de nous être mesurés à ces nations nous donne pas mal d'informations pour le futur du basketball vénézuélien.


    Le Venezuela s'est mesuré aux meilleurs à Rio

    FIBA.com : En parlant du futur, qu'en est-il du réservoir de talents ? Y-a-t'il de nouveaux joueurs intéressants sur le point d'éclore ?
    Garcia : Pas beaucoup, mais il y en a qui pourront aider l'équipe nationale d'ici quatre ou cinq ans. Durant la phase préparatoire, nous avions un cadre de 25 joueurs, afin de permettre à des jeunes d'être là et de leur montrer comment ça se passe, comment il faut jouer. Je retire énormément de positif de cet été, parce qu'il nous a confrontés à la réalité actuelle.

    FIBA.com : En tant qu'Argentin, qu'est-ce que ça vous fait de coacher un autre pays d'Amérique du Sud ?
    Garcia : J'ai choisi d'être un coach international. J'adore mon pays et et j'ai déjà dirigé notre équipe nationale, mais parfois, il y a des "surprises". Quand le Venezuela m'a contacté, j'ai vu ça comme une belle opportunité de monter une autre bonne sélection nationale. Elle a gagné deux fois le Championnat d'Amérique du Sud et une fois le Championnat des Amériques, c'est plutôt bien, non ?

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