ABIDJAN (Côte d’Ivoire) – Huit équipes se sont qualifiées pour les quarts de finale du FIBA AfroBasket Féminin U18 2026.
Une analyse approfondie des statistiques des équipes encore en lice laisse entrevoir des confrontations particulièrement alléchantes, mais révèle également des écarts importants.
Voici tout ce qu’il faut savoir sur les quarts de finale du FIBA AfroBasket Féminin U18 2026, qui se dérouleront à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Mali - Kenya - 13h00 (GMT0 - heure locale) - Palais des Sports de Treichville
Les différences entre le Mali et le Kenya sont frappantes.
La dernière confrontation entre les deux équipes remonte à l’édition 2008, lorsque le Mali s’était imposé 76-33. À l’heure actuelle, rien ne laisse penser que le Kenya puisse déjouer son statut d’outsider.
Le Mali affiche actuellement un bilan de 38 victoires pour une seule défaite depuis l’édition 2014.
Pour faire simple, le Mali est la nation la plus titrée de l’histoire du FIBA AfroBasket Féminin U18, avec cinq titres remportés lors des six dernières éditions depuis 2014. Au total, le Mali a gagné sept des huit dernières éditions depuis 2006.
Le Mali occupe la première place du tournoi avec une moyenne de 96 points par match, tandis que le Kenya a inscrit en moyenne 53 points lors de ses trois premières rencontres.
En phase de groupes, les Maliennes ont dominé leurs trois adversaires avec une moyenne de 63 rebonds par match, contre 51 pour le Kenya.
L’une des principales différences entre les deux équipes réside dans leur capacité à partager le ballon, le Mali affichant une moyenne de 27 passes décisives contre 14 pour le Kenya.
En phase de groupes, le Mali a été l’équipe la plus impitoyable du tournoi, survolant le Groupe B avec un bilan parfait de 3-0 sans jamais être véritablement inquiété. Les Maliennes ont écrasé le Bénin 124-20, surclassé le Maroc 103-30, avant de s’imposer plus difficilement, mais tout de même avec maîtrise, contre l’Égypte (62-57).
Le Kenya a terminé troisième du Groupe A. Après une lourde défaite contre l’Ouganda (84-57), les Kényanes ont réagi en dominant la République centrafricaine (74-36), avant de s’incliner face au pays hôte, la Côte d’Ivoire (66-28). Cela a toutefois suffi pour décrocher leur qualification en tant que l’une des meilleures équipes classées troisièmes.
Cameroun - Nigeria - 15h30 (GMT0 - heure locale) - Palais des Sports de Treichville
Lors de l’unique confrontation entre le Cameroun et le Nigeria dans l’histoire du tournoi, le Cameroun avait eu besoin de cinq minutes supplémentaires pour s’imposer 75-74 la semaine dernière en phase de groupes.
Le Cameroun a survolé le Groupe C avec un bilan parfait de 3-0. Les Camerounaises ont commencé par une victoire convaincante 61-30 contre le Sénégal, avant de remporter un combat défensif face à la Tunisie (53-41).
Le Nigeria s’est remis de sa cruelle défaite en prolongation pour conclure la phase de groupes par une victoire 70-40 contre le Sénégal.
La Camerounaise Eveline Toyounon a été l’une des grandes attractions du tournoi jusqu’ici.
Elle a inscrit 24 points pour ses débuts contre le Nigeria et 26 face au Sénégal. Elle a ensuite déclaré qu’elle visait le titre de MVP du tournoi.
Sur le papier, compte tenu de l’écart infime lors de leur première confrontation, la taille du secteur intérieur camerounais et l’impact de Toyounon des deux côtés du terrain donnent un léger avantage au Cameroun pour ces retrouvailles.
Côte d’Ivoire - Tunisie - 18h00 (GMT0 - heure locale) - Palais des Sports de Treichville
Le pays hôte est l’autre équipe à avoir réalisé un parcours parfait. La Côte d’Ivoire a survolé le Groupe A avec un bilan de 3-0, devenant la première équipe du tournoi à franchir la barre des 100 points lors de sa victoire 102-13 contre la RCA.
Les Ivoiriennes ont ensuite battu l’Ouganda 80-44, avant de conclure par une victoire 66-28 contre le Kenya.
La Tunisie a terminé troisième du Groupe C avec un bilan de 1-2. Elle a commencé par une courte défaite contre le Nigeria (54-50), avant de s’incliner face au Cameroun dans un duel très défensif (53-41), puis de battre de justesse le Sénégal (44-43) pour se qualifier.
Jouer devant son public peut peser lourd dans cette rencontre.
Fatima Diouf a explosé avec 30 points, six rebonds et cinq interceptions lors de la victoire contre l’Ouganda.
La Tunisienne Malak Chehidi s’est discrètement imposée comme la joueuse la plus régulière de son équipe, avec des moyennes de 14 points, 7,5 rebonds et 3 passes décisives. Face à un effectif ivoirien plus profond, elle devra assumer une responsabilité offensive plus importante que contre le Cameroun ou le Nigeria.
Cette confrontation semble clairement pencher en faveur de la Côte d’Ivoire. Son parcours sans faute, sa force offensive et l’avantage du terrain en font l’une des grandes favorites du tournoi.
Historiquement, la Tunisie a toutefois battu la Côte d’Ivoire lors de leurs deux dernières confrontations, en 2008 et 2014.
Égypte - Ouganda - 20h30 (GMT0 - heure locale) - Palais des Sports de Treichville
Lors de leurs trois confrontations dans l’histoire du tournoi depuis 2016, l’Égypte s’est toujours imposée.
L’Égypte a terminé deuxième du Groupe B avec un bilan de 2-1. Sa seule défaite est intervenue contre le Mali (57-62), tandis qu’elle a facilement dominé le Maroc (89-36) et le Bénin (95-48).
L’Ouganda a également terminé deuxième du Groupe A avec un bilan de 2-1. Les Ougandaises ont commencé par une victoire contre le Kenya (84-57), avant de perdre leurs deux rencontres suivantes, s’inclinant contre la Côte d’Ivoire (44-80) puis battant de justesse la RCA (86-43).
Sur le papier, ce quart de finale apparaît comme l’un des plus équilibrés.
L’Ougandaise Grace Nakalembe s’est montrée redoutable en défense tout au long du tournoi. Elle domine toutes les joueuses avec une moyenne de 8,7 interceptions par match, tout en mettant ses coéquipières en position de marquer avec 8,3 passes décisives par rencontre. Rose Musundi apporte la puissance offensive qui complète la création de Nakalembe et sa pression défensive.
L’Égypte a signé deux victoires avec des écarts considérables (89-36 et 95-48), ce qui témoigne d’une véritable profondeur offensive. Son seul véritable test est toutefois intervenu contre le Mali, face auquel les Égyptiennes sont restées compétitives avant de finalement s’incliner.
Si Nakalembe parvient à provoquer des pertes de balle et à accélérer le rythme, l’Ouganda pourrait créer la surprise.
Le volume offensif de l’Égypte lui donne un léger avantage sur le plan statistique. Cependant, la seule défaite de l’Ouganda dans le tournoi est intervenue contre l’équipe classée deuxième, la Côte d’Ivoire, ce qui en dit long sur la qualité de cette équipe.
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