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26 juillet
08 août, 2021
18/07/2021
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La question clé pour chaque équipe

TOKYO (Japon) - Alors que le début des JO approche à grand pas, nous avons choisi de poser une question par équipe, celle qui nous apparaît la plus opportune en vue du Tournoi Olympique Féminin de Tokyo.

Les 12 nations participantes veulent aller le plus loin possible dans la compétition, mais quels facteurs joueront un rôle déterminant dans leur campagne olympique ?

Comment les Opals feront oublier l'absence de Liz Cambage ?

Si vous analysez les derniers tournois majeurs féminins, peu de joueuses ont autant dominé dans une compétition que l'intérieure australienne lors de la Coupe du Monde Féminine FIBA 2018 en Espagne. Elle a porté sa nation sur son dos à Tenerife, l'amenant jusqu'en finale. Cambage aime aussi faire la une des journaux aux JO - entre son dunk aux JO de Londres en 2012 et son entrée dans le Top 5 du plus grand nombre de points marqués en un match avec 37 contre le Japon à Rio.

Malheureusement, l'Australie devra se passer de son incontournable joueuse au Japon. Les Opals arriveront-elles à combler le vide laissé ? Elles en sont capables, pour autant qu'elles fournissent toutes des efforts, au scoring et aux rebonds en particulier. Le succès (70-67) en préparation contre les USA est un signe très encourageant, surtout qu'il a été obtenu sans Cambage. Le seul souci vraiment, c'est que dans les moments les plus chauds du tournoi de Tokyo, vers qui se tourneront-elles ? Cambage va nous manquer à tous, pas qu'aux Opals ! 

BEL La Belgique retrouvera-t-elle sa brillante fluidité ?

 

Emma Meesseman reste la leader de la Belgique et l'une des meilleures joueuses du monde. Toutefois, c'est lorsque le ballon circule bien - avec décision et confiance - que la sélection belge est la plus dangereuse. Les Belges ont montré leur potentiel en atteignant les demi-finales de la Coupe du Monde Féminine FIBA 2018, avec panache.

Il semblerait que leurs adversaires ont toutes étudié les moyens d'enrayer la machine belge. Meesseman allant inévitablement attirer beaucoup d'attention, la Belgique devra réussir à trouver les joueuses démarquées pour avoir du succès. Elle l'a en partie fait lors du FIBA Women's EuroBasket 2021, mais il faut qu'elle fasse encore plus d'efforts pour retrouver toute la fluidité de son jeu. Si elle y parvient, elle vaincra et séduira à nouveau. Plus facile à dire qu'à faire !

Canada Qui gérera les moments chauds pour le Canada ?

 

Le Canada a éprouvé beaucoup de peine le mois dernier à la FIBA Women's AmeriCup au Porto Rico. Si les Canadiennes veulent se rattraper et montrer pourquoi elles figurent au 4e rang du classement mondial, Tokyo est l'endroit idéal. Le succès du Canada dépendra-t-il de qui a le ballon en mains dans les moments les plus chauds, en particulier dès la phase à élimination directe ?

Il dispose de meneuses talentueuses, mais pas d'une incontournable comme la plupart des autres nations. Il y a des joueuses comme Shay Colley, Shaina Pellington, Kia Nurse et Nirra Fields par exemple, mais laquelle d'entre elles prendra ses responsabilités lorsque la sélection canadienne en aura besoin ? C'est une question déterminante, car qui pourra passer le ballon à Kia Nurse au bon endroit et au bon moment ?

China La Chine manque-t-elle de puissance offensive ?

 

Alors que la Chine fait partie des plus grands challengers du Tournoi Olympique Féminin, en particulier suite à sa démonstation au TQOF de Belgrade (invaincue et victorieuse de l'Espagne), personne ne doute de ses atouts à l'intérieur. D'ailleurs, les Chinoises sont probablement les meilleures de la compétition dans ce secteur.

Mais si Ting Shao, Yueru Li, Xu Han et Cie sont prêtes à dominer sous les paniers, la Chine a-t-elle suffisamment d'arguments offensifs à l'extérieur pour se frayer un chemin jusqu'au podium ? Liwei Yang sera sous pression, et si elle ne produit pas ce qui est attendu d'elle, la Chine aura de la peine à aller loin dans la compétition. 

Korea  La Corée dispose-t-elle de suffisamment d'atouts en attaque ?

 

Par le passé, la Corée a été une nation dominante d'Asie, mais cette époque est révolue depuis longtemps. Elle dispose toutefois de joueuses capables de briller. Prenez par exemple l'intérieure WNBA Ji Su Park ou la leader Hyejin Park. La question est de savoir si l'équipe a suffisamment d'atouts offensifs pour se maintenir dans la course à la qualification pour la phase à élimination directe. Les Coréennes ont paru très empruntées en attaque l'an passé au TQOF de Belgrade, avec une moyenne à peine supérieure à 60 points par match, qui serait largement insuffisante à Tokyo.

Spain Qui pour faire le sale boulot pour l'Espagne ?

 

Même si l'Espagne a pris une décevante septième place à domicile le mois dernier lors du FIBA Women's EuroBasket, elle aurait très bien pu se qualifier pour les demi-finales, s'inclinant de peu contre la Serbie. Des petits écarts. Des petits détails. Alors que le retour de la brillante Alba Torrens offre plein d'options en attaque, la vraie question est de savoir si la sélection espagnole disposera d'assez de joueuses capables de faire le sale boulot.

Défensivement, l'Espagne est d'habitude solide. Laura Gil a le profil pour faire ce sale boulot. Associée à Laura Nicholls, elles étaient redoutables d'efficacité. Le coach Lucas Mondelo le sait bien et c'est pour ça qu'il doit amèrement regretter l'absence de Nicholls. Et Marta Xargay a toujours fait parler sa puissance en défense. Les Espagnoles ont désormais une chance de démontrer qu'elles peuvent être performantes au plus haut niveau sans deux de ses leaders habituelles, mais elles devront faire preuve d'une intensité de tous les instants pour y arriver.

France La France aura-t-elle digéré son échec en finale de l'Euro ?

 

L'équipe de France est tellement talentueuse. Elle allie expérience et fraîcheur. Tout semblait aller pour le mieux au moment d'aborder la finale du FIBA Women's EuroBasket à Valence, où le titre lui tendait les bras. Et puis il y a eu cette défaite contre la Serbie. L'histoire s'est répétée, avec un 5e échec consécutif en finale.

Le positif pour les Françaises, c'est qu'elles ont immédiatement la possibilité de rebondir. Sans la pandémie, elles auraient dû patienter un bon moment. Le Tournoi Olympique Féminin va donc peut-être leur permettre de reprendre leur marche en avant et de rééditer - peut-être - la performance de Londres en 2012. Ont-elles les ressources mentales pour y parvenir ?

Japan Comment fera le Japon sous les paniers ?

 

Tellement de choses se sont passées pour le Japon depuis le début de la pandémie, avec notamment la récente annonce de l'absence de public à Tokyo, dont le soutien aurait été très utile. Mais avant cela, il a perdu Ramu Tokashiki sur blessure. Son absence sous les paniers laisse un énorme vide. Au fil des ans et des compétitions, le secteur intérieur est toujours celui qui soulève le plus de questions, car à l'extérieur, les Japonaises sont excellentes et leur style de jeu 'run-and-gun' fait des dégâts. Toutefois, même sans le leadership de Tokashiki, il ne fait aucun doute qu'elles seront très compétitives, comme d'habitude.

Le Japon devra jouer en équipe et se montrer solidaire aux rebonds. Il devra aussi trouver des moyens de limiter le champ d'action des intérieurs opposées, car ses adversaires ne manqueront pas d'essayer d'exploiter son déficit sous les paniers. Le coach Tom Hovasse va devoir élaborer une stratégie pour ne pas trop souffrir de l'absence de sa pièce maîtresse.

Nigeria Le Nigeria saura-t-il prendre soin du ballon ?

 

Le Nigeria a fait un retour très remarqué sur la scène internationale il y a trois ans à la Coupe du Monde Féminine FIBA. Les Nigerianes y avaient été excellentes et leur formidable parcours avait ensuite mené à leur triomphe continental, avec un billet pour les JO de Tokyo à la clé. Toutefois, lors du TQOF de Belgrade l'année passée, elles ont eu de la peine à bien prendre soin du ballon.

La moyenne de 20 ballons perdus par match est assurément largement trop élevée. Si cela se reproduit au Japon, en plus dans un groupe difficile, elles vont souffrir et être punies. Le Japon semble l'équipe le plus à leur portée, mais les Japonaises ne manqueront pas de mettre une forte pression sur les arrières. Si les Nigerianes n'arrivent pas à gérer cette pression défensive de leurs adversaires, leur campagne olympique ne dépassera pas la phase de groupes.

Puerto Rico Le Porto Rico pourra-t-il être compétitif longtemps ?

 

Les scènes de joie à l'issue du match gagné contre le Brésil au TQOF de Bourges, synonyme de toute première qualification pour les JO, resteront gravées à tout jamais dans les mémoires. Mais cela ne veut pas dire que le Porto Rico entend faire de la figuration à Tokyo : il veut poursuivre sur sa lancée et créer la surprise.

La motivation est davantage liée à l'histoire et à l'envie d'obtenir une première victoire olympique. Ce n'est pas impossible, mais cela s'annonce compliqué. Le coach Jerry Batista le sait bien. Le Porto Rico aura-t-il assez d'énergie dans le 4e quart-temps et ensuite en toute fin de match pour s'ouvrir les portes de la gloire ? La sélection portoricaine devra se montrer extrêmement disciplinée pour rester au contact tout le match. Elle compte des joueuses expérimentées et de qualité. Les Portoricaines devront essayer d'éviter de se laisser impressionner par l'événement et trouver une forme de relâchement pour évoluer à leur meilleur niveau. 

Serbia La Serbie a-t-elle encore assez d'énergie ?

 

La Serbie a remporté le récent FIBA Women's EuroBasket 2021 pour deux raisons. La première, parce qu'elle peut compter sur le talent et le leadership de la TISSOT MVP Sonja Vasic, étincelante tout au long de la compétition. La deuxième, et peut-être la plus importante en vue de Tokyo, c'est qu'elle est capable d'étouffer ses adversaires avec sa pression défensive. Elle pousse ses opposants à la faute, elle ne leur laisse que peu de temps pour reprendre leur souffle. Les Serbes sont simplement épuisantes.

Au lendemain de ce triomphe continental, avec les célébrations et toute la reconnaissance témoignée au pays, la Serbie arriva-t-elle à se remobiliser totalement pour aller chercher une autre médaille olympique, après le bronze décroché il y a quatre ans lors de sa première apparition aux JO ? Ça va être délicat. La vraie question est de savoir si les joueuses auront suffisamment d'énergie pour réaliser le même type de performances défensives que lors du tournoi européen. 

USA Les USA sont-ils infaillibles ?

 

Il semble qu'un titre olympique de plus tend les bras aux USA et à toutes leurs stars. Le talent est là, aucun doute là-dessus, mais les Américaines parviendront-elles à rester concentrées durant tout le tournoi ? À moins d'un tremblement de terre, l'équipe coachée par Dawn Staley montera sur la plus haute marche du podium. Mais cela se passera au Japon, pays connu notamment pour ses... tremblements de terre.

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