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26 juillet, 2021
08 août
04/02/2020
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Tout ce qu'il faut savoir sur les TQOF

MIES (Switzerland) - Les Tournois de Qualification Olympique Féminins FIBA (TQOF) promettent d’être passionnants pour les pays participants, pour les fans qui viendront sur place soutenir leurs équipes favorites et pour ceux qui suivront les résultats à distance. À quoi devons-nous nous attendre ?

Voilà tout ce qu’il faut savoir :

Japon et USA assurés d’être présents à Tokyo

Comme hôte des JO, le Japon a obtenu automatiquement sa qualification pour le Tournoi olympique féminin, même s’il sera tout de même engagé dans le TQOF d’Ostende (Belgique). Pareil pour les USA, à la faveur du titre conquis à la Coupe du Monde Féminine FIBA 2018. Ils participeront eux au TQOF de Belgrade, dans le Groupe A.

Une première historique

C’est la 4e fois que la FIBA organise des Éliminatoires pour les JO (après Madrid 2008, Ankara 2012 et Nantes 2016), mais ce sera la 1re fois qu’ils se dérouleront dans plusieurs pays, avec quatre groupes répartis dans trois endroits - France (Bourges), Belgique (Ostende) et Serbie (Belgrade x 2). 

Ce sera également la première fois qu’autant de nations pourront décrocher leur qualification. Par le passé, les vainqueurs des Coupes continentales FIBA étaient tous automatiquement qualifiés, ce qui veut dire que le total de 10 billets en jeu (plus le Japon et les USA) est le double du précédent. Ceci rend ces TQOF 2020 d’autant plus attractifs et importants. Il y aura 24 matchs, soit huit lors de chacune des trois journées disputées dans les villes hôtes !

Débuts olympiques pour certains pays ?

L’un des éléments les plus palpitants de ces TQOF est le fait que certains participants décrocheront peut-être leur toute première participation aux JO. En 2008, cela avait été le cas de la Biélorussie et de la Lettonie. En 2012, la Turquie et la Croatie avaient eu ce bonheur. Le TQOF 2016 de Nantes n’avait pas qualifié de néophytes, mais ceci changera en 2020. Le quartet composé de la Suède, de la Belgique, du Mozambique et de Porto Rico sont tous en quête d’une première participation au Tournoi olympique féminin.

Présence des plus grandes stars du basket mondial féminin

Les différents TQOF seront riches en stars planétaires, à en voir les compositions des équipes. Dans le Groupe A à Belgrade, le retour de Breanna Stewart (USA) sera l’attraction majeure et la présence de Sonja Vasic (SER) sera aussi très attendue par les fans locaux. La capitale serbe assistera également au retour en sélection nationale de l’Espagnole Alba Torrens et la star chinoise Han Xu sera une des têtes d’affiche du Groupe B.

À Bourges, tous les regards seront tournés sur la distributrice française Marine Johannès, qui retrouvera son ancienne salle du Prado. Elle y croisera notamment le chemin de l’imposante Australienne Liz Cambage.

Enfin en Belgique, Emma Meesseman portera tous les espoirs des fans locaux, et son duel à distance face à la Canadienne Kia Nurse sera de toute beauté. 

La plus longue attente

Mis à part ces quatre nations qui n’ont jamais pris part à un Tournoi olympique, il y en a une qui ne l’a fait qu’à une seule reprise il y a 16 ans à Athènes : le Nigeria. L’heure du retour a-t-elle enfin sonné ?

Les voyants sont au vert pour cette équipe qui a réussi une belle Coupe du Monde Féminine FIBA 2018, entre le titre continental remporté en 2017 et celui de 2019. Les Nigérianes pourront s’appuyer sur des joueuses comme Evelyn Akhator et Ezinne Kalu, en forme en ce moment..

Un bon présage pour la Serbie et la Belgique ?



Lors des trois éditions précédentes de ces TQOF, les hôtes se sont toujours qualifiés pour les JO. Même si le fait d’évoluer à domicile peut être à double tranchant : soit il vous permet d’élever le niveau de votre jeu et de vous transcender, soit il vous noie sous la pression et vous empêche d’être performant. L’un de ces deux pays écrira-t-il l’histoire de la mauvaise des manières, en ratant sa qualification ? La France a elle l’avantage de savoir ce qui l’attend, puisqu’elle a accueilli le TQOF de Nantes en 2016.

Un 'groupe de la mort' ?

Il y en a un dans presque tous les tournois. Tous les groupes sont extrêmement compétitifs, avec peut-être celui d’Ostende comme le plus ouvert de tous. Alors que le Japon est assuré d’aller aux JO, la Belgique, le Canada ou la Suède restera sur le carreau. En termes d’attentes, d’expérience, de talent et d’impression générale, la plupart des observateurs sont incapables de désigner avec un brin de certitude l’identité des deux nations qui se rendront au Japon cet été. Cela veut dire que l’ambiance lors des matchs Belgique vs Suède, Belgique vs Canada et Suède vs Canada sera électrique.

Les quatre ‘D’

La tension qui régnera dans les quatre TQOF s’annonce déjà particulière, car les JO sont une compétition qui va au-delà du basket lui-même, suscitant l’admiration et la joie des fans de sport du monde entier. Les scènes de bonheur des athlètes qui décrochent leur participation contrastent toujours fortement avec les images des vaincus. En plus du ‘D’ de défense, les joueuses devront faire part de détermination, de décision et de discipline.

FIBA