31 août
15 septembre, 2019

Histoire de la Coupe du Monde

Connue sous la désignation de Championnat du Monde FIBA de 1950 à 2010, la Coupe du Monde FIBA est l’événement majeur de la Fédération Internationale de Basketball.

La toute première Coupe du Monde FIBA a eu lieu en Argentine en 1950, la nation hôte s’imposant en finale contre les USA.

Depuis cette édition inaugurale à Buenos Aires où dix équipes étaient aux prises, le nombre de participants a grandi exponentiellement et en 2019, pour la première fois, réunira les 32 meilleures équipes issues des quatre coins du monde.

La Yougoslavie et les USA ont chacun été champions du monde à cinq reprises, tandis que l’Union soviétique à gagné le titre trois fois.

Dès 1998, les vainqueurs de la Coupe du Monde FIBA peuvent célébrer leur consécration mondiale en soulevant le Trophée Naismith, du nom de l’inventeur du basketball, le Dr. James Naismith.

La Coupe du Monde FIBA a été le théâtre des exploits de certaines des plus grandes stars du basketball international - d’Oscar Schmidt et Nikos Galis à Pau Gasol et Kevin Durant, et beaucoup d’autres encore.

2014
  • 2014 – MADRID, BARCELONA, BILBAO, GRANADA, GRAN CANARIA, SEVILLA, ESPAGNE

    1. USA
    2. Serbie
    3. France

    On se souviendra de la Coupe du Monde FIBA 2014 pour de nombreuses raisons, des matches serrés et des coups d’éclat aux brillantes performances individuelles.

    L’Espagne est réputée pour sa passion pour le sport et elle s’est avérée être la nation hôte idéale pour accueillir le tournoi à 24 pays durant l’été 2014.

    Alors que la plupart des gens s’attendaient à retrouver l’Espagne - et toutes ses stars - en finale contre les USA, champions en titre, seuls ces derniers ont répondu aux attentes.

    Les Américains ont enchaîné les victoires, maintenant leur invicibilité sous les ordres de leur célèbre coach Mike Krzyzewski.

    C’est la France qui a privé l’Espagne de finale.

    Grâce aux 15 points de son capitaine Boris Diaw et à un gros match de son intérieur Rudy Gobert, la France a renversé son éternel rival en quart de finale à Madrid (65-52).

    Lors de ce match disputé le 10 septembre devant une assistance médusée, la défense des Bleus a étouffé les Espagnols dans le dernier quart-temps, les limitant à neuf petits points.

    Gobert, qui a inscrit 5 points et pris 13 rebonds, a réussi l’action du match en contrant un essai de Pau Gasol.

    Cette action de la tour de 2.15m a fait de lui un héros national au pays, signifiant par la même occasion la montée en puissance de l’une des nouvelles stars du basketball international.

    Malgré les actes héroïques de sa vedette Nicolas Batum - 35 points, dont huit tirs primés - en demi-finale, la France a été battu par la Serbie (90-85).

    Batum a réédité ses exploits dans le match pour la troisième place contre la Lituanie, réalisant 27 points lors de la victoire 95-93.

    Ces deux performances de choix consécutives ont valu à Batum de figurer dans le “5 majeur” de la compétition.

    La Serbie a impressionné durant la phase à élimination directe, se défaisant coup sur coup de la Grèce en huitièmes de finale, puis du Brésil (84-56) et enfin de la France.

    Le jeu des Serbes a allié détermination et précision.

    En pleine confiance et avec un temps d’avance au début de la finale contre les USA, les protégés de Sasha Djordjevic ont commencé le match de la meilleure des manières. Mais Kyrie Irving a alors sonné le réveil des Américains.

    Irving a transformé ses six essais à longue distance, inscrivant 26 points dans la défense victorieuse de leur titre par les USA

    Irving a non seulement été élu dans le “5 majeur” du tournoi, il a aussi été désigné MVP de la Coupe du Monde FIBA 2014.

    DeMarcus Cousins a récolté de nombreux lauriers, son rendement des deux côtés du terrain étant pour beaucoup dans l’inversion du cours de cette finale.

    Le joueur de 2.10m a terminé la rencontre avec à son actif 13 points, 10 rebonds, 2 contres et une balle récupérée.

    Gasol et le Serbe Milos Teodosic ont complété le “5 majeur” de la compétition.

    Lorsque les fans se remémoreront cette Coupe du Monde, ils se souviendront de belles performances des équipes d’Asie et d’Afrique, auteures de prestations de choix qui témoignent du potentiel de ce sport dans leurs régions.

    Pour la première fois de son histoire, le Sénégal a passé le cap de la phase de groupes, grâce à ses surprenantes victoires contre le Porto Rico (82-75) et la Croatie (77-75).

    Gorgui Dieng, le puissant intérieur de 2.11m, a disputé son premier tournoi avec l’équipe nationale du Sénégal, dont il a été le meilleur élément avec 16 points et 10.7 rebonds de moyenne par match.

    Les Philippines, soutenues avec grande ferveur par leurs fans passionnés à Séville, sont réapparues dans la compétition pour la première fois depuis 1978. Tout près de battre la Croatie, la Grèce et l’Argentine, les Philippins se sont finalement imposés contre le Sénégal.

    Ils ne sont pas parvenus à se qualifier pour les huitièmes de finale, mais ils n’ont à n’en pas douter marqué le tournoi de leur empreinte, avec notamment un Andrew Blatche faisant l’étalage de sa polyvalence.

    La Turquie s’est illustrée en gagnant plusieurs rencontres serrées.

    Dans le Groupe C, les Turcs - emmenés par Kerem Gonlum - ont remonté un retard de plus de 10 points contre la Finlande pour arracher une prolongation grâce à une réussite à trois points de Cenk Akyol.

    La Turquie s’est finalement imposée 77-73, résultat dont elle s’est servie pour lancer son tournoi.

    Gonlum a fini la partie avec 10 points et 8 rebonds, quasi tous dans les moments cruciaux qui ont permis aux Turcs de recoller au score. Omer Asik a quant à lui inscrit 22 points et pris 8 rebonds.

    En huitième de finale contre l’Australie, la Turquie s’est à nouveau retrouvée dos au mur, menée 64-59.

    Mais Emir Preldzic a alors marqué deux tirs à trois points successifs, le second pour offrir la victoire à son équipe.

    La compétition - disputée à Granada, Sevilla, Bilbao et Gran Canaria - s’est déroulée dans une excellente ambiance.

    Les matches de la Finlande dans le Groupe C ont indéniablement été ceux qui ont été les plus festifs.

    Les plus de 10’000 fans présents ont à chaque fois créé une atmosphère inoubliable, faisant de Bilbao un lieu de fête tout au long de la semaine.

    Sur la grande scène du basketball mondial, les stars se sont mises en évidence et ont brillé à plus d’une reprise.

  • 2010 - ISTANBUL, ANKARA, KAYSERI, IZMIR, TURQUIE

    1. USA
    2. Turquie
    3. Lituanie


    La Coupe du Monde FIBA en Turquie restera dans les mémoires pour ses matches excitants et l’incroyable passion affichée par les fans locaux. Que ce soit à Ankara ou au Sinan Erdem Dome d’Istanbul, le soutien pour les Turcs a été constant et assourdissant. Et le rôle du 6ème homme si bien rempli par ses supporters ont permis à la Turquie, dirigée par l’expérimenté coach Bogdan Tanjevic, d’atteindre la finale (défaite 81-64 contre les USA). Le Team USA a reconquis un titre qui lui échappait depuis 1994.

    Ankara, Kayseri, Izmir et Istanbul ont été les théâtres de matches du tour préliminaire mémorables, dès le premier jour de compétition. La Jordanie, dont c’était le toute première participation à une Coupe du Monde, a failli renverser l’Australie à Kayseri. Sous les impulsions de Zaid Abbas et Rasheim Wright, les Jordaniens menaient encore 74-68 à 1:23 de la fin du match. Les Boomers sont alors parvenus à finir la partie sur un 8-1, David Andersen transformant 2 lancers francs à 13 secondes du buzzer pour sceller l’issue de la rencontre (76-75). Le même jour, la France a surpris l’Espagne 72-66, et l’Allemagne - une des quatre nations invitées au tournoi - a échoué de peu face à l’Argentine (78-74). Les Argentins, qui ont pu s’appuyer sur les prouesses d'un Carlos Delfino auteur de 27 points, n’ont dû leur salut qu’à quatre lancers francs.

    Une autre formation invitée, la Lituanie, est montée sur la troisième marche du podium. Son unique défaite est survenue contre les USA, en demi-finale. Mais les Baltes ont toutefois failli s'incliner face au Canada lors de la 2ème journée, gagnant sur le fil 70-68. Les Canadiens ont eu plusieurs opportunités d'égaliser ou de passer devant au cours de la dernière minute de jeu, mais ils ont à chaque fois raté la cible. Le tournoi ne s'est d'ailleurs pas très bien passé pour eux, puisqu'ils ont perdu leurs cinq matches. Cette 2ème journée a vu l'Allemagne surprendre la Serbie, 82-81. Dans la seconde prolongation, Jan Jagla a inscrit un des tirs du tournoi, un trois points en fade-away depuis le coin du terrain alors que la possession des 24" arrivait à son terme, faisant passer le score à 82-77 en faveur des Allemands. La Grèce a également arraché une victoire contre le Porto Rico (83-80) et l'Argentine s'est défait de l'Australie (74-72).

    Deux autres matches extrêmement serrés ont suscité l'enthousiasme durant le tour préliminaire : le Brésil a été tout proche de renverser les USA et la Lituanie a résisté à l'Espagne. Dans une rencontre à couper le souffle à l'Abdi Ipekci d'Istanbul le 3ème jour, les protégés de Mike Krzyzewski ont battu les Brésiliens 70-68. Marcelo Huertas a eu droit à deux lancers francs pour égaliser à trois secondes de la fin du match. Ayant raté son premier essai, le distributeur du Brésil a alors volontairement manqué son deuxième tir. Le plus prompt au rebond, il a réussi à récupérer le ballon et à servir Leandro Barbosa qui coupait dans la raquette. Mais son lay-up n'a pas voulu entrer. À Izmir, la Lituanie a effacé un déficit de 18 points dans le troisième quart-temps pour prendre le meilleur (76-73) sur l'Espagne, championne en titre, lors de la 4ème journée.

    Le dernier jour du tour préliminaire a été marqué par trois événements. La Serbie a gagné contre l'Argentine, 84-82, en dépit des 32 points de Luis Scola côté argentin. Ce résultat a permis à l'équipe dirigée par Dusan Ivkovic de s'emparer de la première place du Groupe A, devant l'Argentine, l'Australie, l'Angola, l'Allemagne et la Jordanie, ces deux dernières étant éliminées de la compétition. À Izmir, la France a eu une opportunité de prendre la seconde place du Groupe D, mais elle a échoué en s'inclinant contre la Nouvelle-Zélande, 82-70. L'Espagne, la Nouvelle-Zélande et la France ont fini le premier tour avec un bilan de 3-2 et ont pris respectivement les 2ème, 3ème et quatrième places, en fonction du goal-average. Ce quatrième rang a contraint les Français à affronter la sélection la plus chaude du tournoi, la Turquie, dans son premier match à élimination directe. Et les Turcs n'en ont fait qu'une bouchée. Dans le Groupe C, les dieux du basketball ont été bienveillants avec la Chine, qui a fini 4ème avec seulement une seule victoire à son actif. Elle peut pour cela remercier le Portoricain David Huertas et son tir à trois points transformé au buzzer contre la Côte d'Ivoire. Les Africains ont bien remporté la partie, mais le panier d'Huertas a réduit son avance finale à neuf points, 88-79. Et c'est justement grâce au goal-average que la Chine, à égalité avec le Porto Rico et la Côte d'Ivoire avec un bilan de 1-4, a pu se qualifier pour le tour suivant.

    Les huitièmes de finale ont réservé de grosses batailles.

    La Serbie a évité de peu une défaite contre la Croatie, s'imposant 73-72 grâce à un lancer franc transformé par Aleksander Rasic à une seconde de la fin du match. L'Espagne a battu la Grèce, 80-72, dans un remake de la finale de 2006. À l'issue de cette partie, le Grec Dimitris Diamantidis a annoncé sa retraite internationale. La Slovénie, la Turquie, les USA et la Russie se sont tous imposés en huitièmes de finale, se défaisant respectivement de l'Australie, la France, l'Angola et la Nouvelle-Zélande. La conte de fée de la Lituanie s'est poursuivi avec un succès contre la Chine, tandis que l'Argentine a affirmé au bout du suspense sa domination continentale contre le Brésil avec une victoire 93-89. Luis Scola a inscrit 37 points pour les vainqueurs, alors que Marcelinho, en larmes à la fin du match, en a marqué 32 pour le Brésil.

    En quarts de finale, la Serbie de Milos Teodosic a mis un terme abrupte à la défense du titre espagnole, transformant un long tir à trois points au buzzer, en dépit de la présence bras tendus de Jorge Garbajosa devant lui. Score final : 92-89. Ce match s'est avéré être le dernier en sélection nationale pour Garbajosa et Alex Mumbru, les deux décidant de prendre leur retraite internationale avant l'EuroBasket 2011. La Russie a mené la vie dure aux USA, mais ceux-ci se sont finalement imposés 89-79, derrière les 33 points de Kevin Durant. Durant a été l'Américain le plus solide en attaque tout au long de ce Championnat du Monde, ce qui lui a valu d'être désigné MVP de la compétition. La Lituanie a écrasé l'Argentine, 104-85, prenant ainsi un peu sa revanche après sa défaite dans le match pour la médaille de bronze aux JO de 2008.

    Les Américains ont dû s'employer en demi-finale pour infliger à la Lituanie son premier revers du tournoi, 89-74, grâce notamment aux prouesses de Kevin Durant, auteur de cinq tirs primés pour 38 points au total. Les fans de la Turquie ont porté leur équipe vers un succès étriqué (83-82) contre la Serbie. Novica Velickovic a semblé avoir donné l'avantage décisif (82-81) à la Serbie à quatre secondes de la fin. Après un temps-mort demandé par la Turquie, celle-ci a réussi à faire parvenir le ballon dans les mains de Kerem Tunceri. Sa pénétration le long de la ligne de touche couronnée de succès, les Turcs ont repris la tête à une seconde du terme de la partie. La tentative de long alley-oop pour Velickovic en sortie de temps-mort serbe est restée infructueuse, propulsant ainsi la Turquie en finale.

    La Serbie, pas remise de sa défaite en quart de finale, s'est inclinée dans le match pour la troisième place face à la Lituanie, 99-88, Linas Kleiza marquant 33 points pour les Baltes. En finale, les USA n'ont laissé aucune chance à la Turquie, s'imposant 81-64. Durant, auteur de 28 points dans cette rencontre, a été élu dans le "5 majeur" de la compétition, aux côtés du Turc Hedo Turkoglu, de Kleiza, de Teodosic et de Scola.

  • 2006 SAITAMA, HAMAMATSU, SENDAI, SAPPORO, HIROSHIMA, JAPON

    1. Espagne
    2. Grèce
    3. USA


    L'Espagne a régné sur la Coupe du Monde FIBA au Japon, dans ce qui a représenté l'événement le plus large et le plus compétitif du basketball international. Avec un tableau de participants passé de 16 à 24, six équipes européeennes ont atteint les quarts de finale, l'Espagne remportant le titre face à la Grèce en finale. "Nous avons pu voir que le niveau du basketball en Europe est très haut," avait alors dit Panagiotis Yannakis, légende grecque et coach de la sélection nationale de son pays. Tous les continents ont vécu de beaux moments. L'Angola et le Nigeria, places fortes du continent africain, se sont qualifiés pour la phase finale, la seconde ne s'inclinant que d'un seul petit point contre l'Allemagne de Dirk Nowitzki. Les deux représentants de l'Océanie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, étaient présents en huitièmes de finale. Yao Ming et la Chine, championne d'Asie, avaient émergé du Groupe D pour aussi prendre part aux huitièmes de finale, tandis que les Amériques avaient pu compter sur les USA et l'Argentine pour les représenter en demi-finales.

    Cette compétition a battu le nombre record de billets vendus pour une Coupe du Monde FIBA, avec 75% des places en vente ayant trouvé preneurs. 225'000 personnes ont assisté aux matches disputés dans les fantastiques salles de Saitama, Hamamatsu, Sendai, Hiroshima et Sapporo. 3'000 représentants des médias étaient présents pour couvrir l'événement via la presse écrite, la télévision et les sites internet. Fiba.com a généré plus de 150 fois le trafic enregistré durant les tournois olympiques des JO d'Athènes 2004, avec plus de 9 millions de visiteurs. Les matches ont été diffusés dans plus de 150 pays, les audiences TV battant des records dans bon nombre d'entre eux. Pour la première fois, la couverture télévisuelle s'est étendue à toutes les nations africaines et les fans ont pu suivre les rencontres en streaming à haut débit sur fiba.com.

    Le tournoi a démontré l'équilibre des forces en présence, l'Espagne capturant sa première consécration mondiale en prenant le meilleur sur la Grèce. Cette dernière, au terme d'une rencontre mal démarrée, avait battu les USA en demi-finale. De nombreux matches de groupes se sont décidés dans les dernières actions. Le Team USA, la Grèce, l'Argentine et l'Espagne - tous invaincus jusqu'alors dans la compétition - ont offert deux magnifiques demi-finales.

    Plus de 17'000 fans se sont amassés dans une Saitama Super Arena pleine à craquer pour être les témoins de la défaite 101-95 des USA contre la Grèce. Les protégés de Yannakis, accusant un retard de 12 points, ont changé radicalement leur style de jeu, abandonnant leur rythme lent pour un jeu beaucoup plus rapide, en tirant un maximum profit des qualités de passe incroyables de leur meneur Theo Papaloukas et de la solide présence de leur intérieur remplaçant Sofoklis Shortsianitis dans la raquette. La Grèce a viré en tête à la mi-temps pour finalement s'imposer, pour la plus grande joie des fans grecs restés au pays, qui se sont empressés de descendre dans les rues d'Athènes pour fêter ce succès.

    L'Argentine, médaillée d'or aux JO 2004, est tombée face à l'Espagne dans l'autre demi-finale. Andres Nocioni, pourtant libre de marquage, a raté un tir à trois points dans les derniers instants du match, ne pouvant ainsi éviter la défaite (75-74) contre des Espagnols qui ont mérité leur victoire. L'Espagne, en dépit de l'absence de leur star Pau Gasol lors de la finale, n'a laissé aucune chance à la Grèce pour enlever son tout premier titre de championne du monde, à la faveur de son large succès 70-47. Gasol, qui a tourné à plus de 21 points et 9 rebonds de moyenne avant sa blessure, a été désigné MVP du tournoi. "La douleur (au pied) a disparu maintenant," a-t-il dit après avoir reçu sa médaille d'or. Manu Ginobili, Dimitri Papaloukas, Carmelo Anthony et Jorge Garbajosa sont venus compléter, aux côtés de Pau Gasol, le "5 majeur" de la compétition choisi par un panel de journalistes internationaux. Dans la petite finale, le Team USA a pris le meilleur sur l'Argentine (96-81) pour s'adjuger la médaille de bronze. L'ailier des USA Carmelo Anthony a déclaré à l'issue du match : "Nous sommes satisfaits des progrès réalisés. Malheureusement, nous n'avons pas pu accomplir notre mission, qui était de ramener la médaille d'or."

    Dorénavant, gagner l'or ne sera facile pour aucune équipe.

  • 2002 INDIANAPOLIS, USA

    1. Yougoslavie
    2. Argentine
    3. Allemagne


    La Coupe du Monde FIBA 2002 restera dans les annales comme la première a avoir eu lieu dans le berceau historique du basketball. Mais aussi parce qu'elle a été une des compétitions FIBA les plus excitantes de l'histoire. Avant le début du tournoi, la plupart des experts étaient d'accord pour dire que plus de la moitié des équipes participantes pouvaient prétendre à une place en demi-finale et, à demi-mot, que les USA n'étaient pas assez forts pour décrocher l'or. Mais que comme ils évoluaient à domicile, il ne fallait toutefois pas les écarter définitivement de la course au titre.

    C'est l'Argentine, au deuxième tour, qui a donné raison aux observateurs en s'imposant 87-80 contre les USA. Cette défaite a signifié la fin d'une remarquable série de 58 victoires américaines consécutives dans les compétitions FIBA, forçant du même coup les champions olympiques de 2000 à affronter la Yougoslavie, championne du monde en titre, en quart de finale. Défaits 81-78, les Américains quittaient un tournoi sans médaille pour la première fois depuis l'intégration des joueurs NBA à leur équipe.

    En finale, la Yougoslavie a réussi la défense de son titre en s'imposant au terme d'une prolongation à couper le souffle contre l'Argentine (84-77), tandis que l'Allemagne a décroché sa toute première médaille dans une Coupe du Monde en venant à bout de la Nouvelle-Zélande (117-94) dans la petite finale.

    L'Allemand Dirk Nowitzki a été désigné MVP de la compétition et il a fait partie du "5 majeur" du tournoi aux côtés de Manu Ginobili (ARG), Yao Ming (CHN), Pero Cameron (NZL) et Dejan Bodiroga (YUG).

  • 1998 ATHÈNES, GRÈCE

    1. Yougoslavie
    2. Russie
    3. USA


    À cause du "lock-out" de la NBA, les meilleurs joueurs américains refusent de prendre part à cette édition. La 'Dream Team', encore présente à Toronto, n'est donc pas venue à Athènes. Cette décision porte un coup au succès populaire de cette compétition. Le Palais des Sports de Maroussi, d'une capacité de 18'000 spectateurs, n'accueille que quelques milliers d'entre eux pour le premier match, au terme duquel les USA prennent malgré tout largement la mesure des Brésiliens (83-59). Il y a bien une star NBA au pied de l'Acropole : le légendaire Hakeem Olajuwon,  présent pour soutenir le pays de ses origines, le Nigeria.

    Mais la présence d'Olajuwon ne suffit à éviter aux Africains de prendre la dernière place du classement. De plus, le Nigeria doit composer avec la suspension de Julius Nwosu, contrôlé positif à l'éphédrine. Il est à noter que la FIBA a décidé également de sanctionner l'usage de cannabis dans toutes ses compétitions.

    Avec des USA privés de leurs meilleurs joueurs, jamais la course à la médaille d'or n'a été aussi ouverte, surtout avec le retour de la Yougoslavie. Petite précision à ce sujet : l'équipe yougoslave est composée uniquement de joueurs de Serbie et du Montenegro.

    Les matches entre les prétendants au titre sont souvent très serrés, et le tournoi réserve son lot de surprises. Le Lituanien Arturas Karnishovas et ses 29 points donnent le tournis aux neveux de l'Oncle Sam (84-82) et c'est seulement après une prolongation que la Yougoslavie bat la Russie (82-74) et que l'Espagne se défait de l'Argentine (68-67). L'Espagne s'incline ensuite de peu contre les USA (73-75) et la Yougoslavie perd d'un point contre l'Italie (60-61).

    Plus disciplinés lors du dernier match de poule, les Américains éliminent l'Australie (victoire 96-78) de la course à la phase finale. En quart de finale, les USA s'imposent contre l'Italie (80-77), mais leur parcours s'arrête en demi-finale, incapables de maîtriser Sergei Babkov (30 pts) et la Russie.

    Dans l'autre demi-finale, la Yougoslavie subit la pression de la Grèce et de ses intérieurs Jakovos Tsakalidis (2.17m), Panagiotis Fassoulas (2.13m) et Efthymios Rentzias (2.12m) pendant plus de 30 minutes, avant que Bodiroga et ses coéquipiers ne reprennent le contrôle du match et finissent par s'imposer.

    Lors de la finale, la Yougoslavie confirme contre la Russie sa suprématie en Europe, grâce aux coups d'éclat de sa jeune garde - incarnée par Zeljko Rebraca et Dejan Bodiroga, ce dernier héritant du titre de MVP du tournoi - capable de faire oublier les absences de Predrag Danilovic, Vlade Divac et Zoran Savic. La Yougoslavie remporte ainsi son quatrième sacre mondial.

  • 1994 TORONTO, HAMILTON, CANADA

    1. USA
    2. Russie
    3. Croatie


    Cette Coupe du Monde FIBA est unique. Tout d’abord parce qu’elle est jouée dans le monumental Skydome de Toronto, d’habitude réservé au baseball, d’une capacité de 70’000 places. Transformé pour l’occasion, il permet de battre le record du nombre de spectateurs venus assister à un match de Coupe du Monde lors de la finale, avec 32’616 personnes présentes.

    Ensuite grâce à la participation d’un Team USA avec les superstars NBA Alonzo Mourning, Dominique Wilkins, Dan Majerle, Reggie Miller, Mark Price et même Shaquille O’Neal, ce qui lui vaut le surnom de "Dream Team II”. Un statut qu’elle confirme en suivant les traces de Michael Jordan et de la "Dream Team I”, faciles vainqueurs de la médaille d’or des JO de Barcelone deux ans plus tôt.

    Enfin, par les shows des acrobates et des cheerleaders de Charlotte et Phoenix, en charge de l’animation durant les temps-morts, permettant de recréer la si particulière ambiance des principaux événements NBA. D’ailleurs, de nombreux membres de la NBA aident la FIBA afin d’assurer le succès de cette 12ème Coupe du Monde.

    Un vent de changement souffle parmi les équipes participantes. En effet, l’URSS - démantelée - a fait place à la Russie et la Yougoslavie - soumise à un embargo de Nations Unies - n’est pas admise dans la compétition. Toronto marque aussi la première fois que la Croatie participe à une Coupe du Monde sous son propre drapeau.

    La "Dream Team II", après quelques soucis de mise en marche lors de son match initial contre l’Espagne (115-100), s’est amusée à montrer l’écart qui la séparait encore du reste du monde. L’exemple le plus probant est survenu en finale, où les Américains écrasent véritablement les Russes (137-91). La Russie a cependant une excuse à faire valoir : le jour d’avant, elle a dû s’employer (66-64) pour venir à bout de la Croatie, emmenée par Toni Kukoc et Dino Radja, pour gagner sa place en finale.

    Dans la lutte à la médaille d’or, les efforts conjugués de Sergei Babkov, Mikhail Mikhailov et Sergei Bazarevich ne permettent pas de contenir le talent de Dominique Wilkins, Alonzo Mourning et Shawn Kemp, et certainement pas du géant Shaquille O’Neal, ce dernier faisant régner sa loi sous les deux paniers.

    L’Europe place trois équipes derrière l’intouchable "Dream Team II”. Derrière la Russie (argent) et la Croatie (bronze), la Grèce réalise son meilleur tournoi avec notamment des succès contre le Canada et la Chine.

    Le “5 majeur” de la compétition récompense Bazarevich (Russie), Miller et Kemp (USA), Radja (Croatie) et l’inévitable Shaquille O’Neal (USA), MVP de cette Coupe du Monde.

  • 1990 BUENOS AIRES, SANTA FE, ROSARIO, VILLA BALLESTA, CORDOBA, SALTA, ARGENTINE

    1. Yougoslavie
    2. URSS
    3. USA


    La 11ème Coupe du Monde FIBA fête un retour à ses racines en Argentine où, 40 ans plus tôt, s’est jouée au Luna Park de Buenos Aires l’édition inaugurale.

    Il apparaît que les USA n’ont pas retenu la leçon reçue aux JO de Séoul. Ils omettent en effet de se souvenir que leur marge de sécurité vis-à-vis du reste du monde s’est érodée au fil du temps, en particulier contre les nations européennes. L’équipe qu’ils envoient en Argentine n’est de loin pas représentative de la qualité de leur réservoir, même si des joueurs comme Alonzo Mourning, Kenny Anderson et Billy Owens connaîtront plus tard une belle carrière en NBA. D’un autre côté, un pays comme la Yougoslavie, par exemple, sélectionne ses meilleurs joueurs pour entourer ses stars NBA Drazen Petrovic, Zarko Paspalj et Vlade Divac. Il faudra cependant quelques matches pour que ce trio se fonde dans le collectif du coach Dusan Ivkovic et trouve véritablement ses marques. Ceci explique notamment la défaite contre le Porto Rico (75-82) lors de la phase préliminaire. Mais cela sera là le seul incident de parcours des Yougoslaves. Avec le retour en forme de Petrovic et la domination à toutes les positions de l’extraordinaire Toni Kukoc, la voie vers la médaille d’or semble rapidement toute tracée pour les Yougoslaves, vainqueurs des Américains en demi-finale (99-91) avant de battre l’URSS de 17 points en finale.

    Irrégulière tout au long du tournoi, l’URSS - ne pouvant plus compter sur la participation des joueurs baltes comme Arvydas Sabonis, Rimas Kurtinaitis ou Valdemaras Komitchous - manqué souvent d’inspiration en phase offensive. Sa vieille garde, composée d’Alexander Volkov, Valeri Tikhonenko et Alexander Belostenny, réussit cependant parfois à cacher ses lacunes.

    Ayant battu une fois la Yougoslavie et pris le meilleur sur les USA en quart de finale, les Portoricains cèdent au moment de briguer une place sur le podium. La formation portée par José Ortiz paie au prix fort les efforts consentis durant la compétition, s’inclinant face à l’URSS en demi-finale (82-98), puis de justesse contre les USA dans la finale pour la 3ème place (105-107).

    Le Brésil doit se contenter du 5ème rang final, malgré les remarquables performances offensives de sa star Oscar Schmidt, auteur de 35.5 points de moyenne par match.

  • 1986 MADRID, BARCELONE, SARAGOSSE, FERROL, MALAGA, TENERIFE, ESPAGNE

    1. USA
    2. URSS
    3. Yougoslavie


    Avant cette édition 1986, la Coupe du Monde FIBA n'avait jamais connu un tel plateau de participants, non seulement quantitativement, mais aussi qualitativement.

    Vingt-quatre équipes participent à ce tournoi qui marque la première apparition de nations comme la Grèce, les Pays-Bas, la République fédérale d'Allemagne, l'Angola, la Nouvelle-Zélande et la Malaysie.

    Étant donné l'abondance de participants, la FIBA décide qu'aucune équipe ne serait automatiquement qualifiée. Du coup, les vingt-quatre nations sont réparties en quatre groupes de six équipes, jouant simultanément à Saragosse, Ferrol, Malaga et Tenerife.

    Les trois meilleures équipes de chaque groupe sont ensuite réunies dans deux groupes pour les demi-finales, l'un à Oviedo et l'autre à Barcelone. La phase finale se déroulé à Madrid.

    Les USA, venus avec une sélection ne manquant ni de style, ni de potentiel avec des joueurs comme David Robinson, Tyrone Bogues et Derrick McKey, n'auront connu qu'un accident de parcours contre l'Argentine (70-74) - cette dernière prenant finalement le 12ème rang de la compétition. Enchaînant ensuite des victoires contre la Yougoslavie (69-60), le Brésil (96-80) et l'URSS (87-85) - au terme d'une finale qui aurait très bien pu basculer des deux côtés - les Américains rappellent au monde entier qu'il faut compter avec eux. Quand bien même si sur l'ensemble du tournoi, ce n'est pas la formation qui comporte les meilleures individualités, tout du moins en termes statistiques : le meilleur marqueur est Grec (Nick Gallis, avec une moyenne de 33.7 points par match), le meilleur rebondeur est Brésilien (Gerson Victalino, avec 10.2 rebonds par match), le meilleur passeur est Argentin (Miguel Cortijo, avec 4.7 passes décisives par match) et le meilleur contreur est Yougoslave (Stojan Vrankovic, avec 3.7 contres par match).

  • 1982 CALI, BOGOTA, MEDELLIN, BUCURAMA, CUCUTA, COLOMBIE

    1. URSS
    2. USA
    3. Yougoslavie


    Bien qu’elle n’a jamais participé à une Coupe du Monde FIBA, la Colombie hérite de l’organisation de cette neuvième édition, avec à la clé une qualification directe pour la phase finale. Malheureusement, elle n’est pas en mesure de résister aux gros bras tels que l’URSS, les USA, la Yougoslavie, ou même l’Espagne, l’Australie et le Canada.

    Enfin sensibles à la menace posée par ses adversaires, les USA envoient en Colombie une équipe bien plus représentative que lors des éditions précédentes, avec des bons joueurs comme Glenn "Doc" Rivers,  Antoine Carr et Jim Thomas, tous promis à une carrière professionnelle. Mais ils se font surprendre en phase préliminaire par les Espagnols (99-109), emmenés par l’excellent Juan Antonio San Epifanio, avant de s’écraser contre l’URSS et sa tour de contrôle Vladimir Tkatchenko (2.20m) en finale. Les Soviétiques prennent la plus belle des revanches après la défaite concédée quelques jours plus tôt contre ces mêmes Américains.

    Les Yougoslaves montent à nouveau sur le podium, mais sur la troisième marche cette fois, au sortir d’une victoire étriquée face à l’Espagne (119-117).

  • 1978 MANILLE, PHILIPPINES

    1. Yougoslavie
    2. URSS
    3. Brésil

    Comme au Porto Rico quatre ans plus tôt, le tenant du titre - l'URSS - et le pays hôte - les Philippines - sont directement qualifiées pour la phase finale. Ces deux nations y sont rejointes par la Yougoslavie, le Brésil et les USA, tous trois invaincus durant le tour préliminaire, ainsi que par le Canada, l'Italie et l'Australie.

    Se servant du brio de son trio composé de Drazen Dalipagi, Dragan Kicanovi et Kresimir Cosi, la Yougoslavie - véritable machine offensive - termine la compétition sans connaître la défaite, s'imposant même avec de grosses marges contre les Philippines (117-101), contre l'Italie (108-76), contre les USA (100-93), contre l'URSS (105-92) et contre l'Australie (105-101). Seul le Brésil parvient à la maintenir sous la barre des 100 points (91-87).

    Les USA, venus aux Philippines avec une très modeste sélection de "Athletes in Action", ne joue qu'un rôle mineur. Ils s'inclinent à quatre reprises - contre l'Italie, la Yougoslavie, le Brésil et l'URSS - et ils doivent se contenter du 5ème rang final.

  • 1974 SAN JUAN, CAGUAS, PONCE, PORTO RICO

    1. URSS
    2. Yougoslavie
    3. USA


    Cette 7ème édition de la Coupe du Monde FIBA a quelque chose d'exotique, puisqu'elle a lieu dans les Grandes Antilles.

    Quatorze équipes sont présentes au Porto Rico. La Yougoslavie, couronnée quatre ans plus tôt à Ljubljana, et le Porto Rico, pays hôte, sont qualifiés d'office pour la phase finale. Les autres nations sont réparties en trois groupes pour la phase préliminaire, à l'issue duquel l'URSS, les USA, Cuba, le Brésil, l'Espagne et le Canada rejoignent les Yougoslaves et les Portoricains.

    À nouveau représentés par une sélection universitaire de deuxième ordre, malgré la présence des excellents John Lucas et Tom Boswell, les USA s'inclinent contre l'URSS (94-105). Les Soviétiques reconquièrent la médaille d'or qu'ils avaient gagnée à Montevideo, mais perdue à Ljubljana.

    Les Américains doivent se contenter de la médaille de bronze, la médaille d'argent revenant aux Yougoslaves. Ces derniers, bien que battus par les Américains, doivent leur meilleur rang au goal average.

    Le "5 majeur" du tournoi est composé des Russes Alexander Salnikov et Alexander Belov, du Yougoslave Vinko Jelova, de l'Espagnol Wayne Brabender et du Cubain Alejandro Urgelles.

  • 1970 LJUBLJANA, YOUGOSLAVIE

    1. Yougoslavie
    2. Brésil
    3. URSS


    Après cinq éditions organisées en Amérique du Sud, l'organisation de la Coupe du Monde FIBA est confiée à l'Europe, plus précisément à la Yougoslavie.

    Ce sont les Amériques qui sont les plus représentées avec six équipes (Brésil, USA, Uruguay, Cuba, Panama et Canada), devant l'Europe avec quatre (Yougoslavie, URSS, Italie et Tchécoslovaquie), tandis que l'Asie, l'Océanie et l'Afrique sont en mesure de n'envoyer qu'une seule équipe chacune.

    Le tour final a lieu dans la Hala Tivoli de Ljubljana. Une fois de plus, les USA, avec une équipe universitaire de seconde zone, n'est pas capable de lutter pour une médaille. Défaits par le Brésil, l'Italie et la Yougoslavie, les USA ne font pas mieux qu'une 5ème place. À noter leur victoire 75-72 contre l'URSS, privant les Soviétiques du sacre mondial. Également battus par le Brésil (64-66), ces derniers doivent se contenter de la médaille de bronze, en dépit de leur succès contre la Yougoslavie (87-72), devant 20'000 fans survoltés. Mais grâce à ses victoires sur le Brésil (80-55), l'Italie (66-63) et les USA (70-63), ce revers n'empêche pas les Yougoslaves de remporter un titre bien mérité.

  • 1967 MONTEVIDEO, URUGUAY

    1. URSS
    2. Yougoslavie
    3. Brésil


    Après l'Argentine, le Brésil et le Chili, c'est un autre pays d'Amérique du Sud qui hérite de l'organisation de cette compétition.

    Pour la petite histoire, cette 5ème Coupe du Monde FIBA a été précédée, une année plus tôt, d'une Coupe du Monde "extraordinaire", organisée au Chili, pour marquer le 35ème anniversaire de la FIBA. La Yougoslavie y a pris le premier rang, devant les USA et l'URSS.

    En ce qui concerne la "vraie" Coupe du Monde, elle est jouée dans le Sports Hall de Montevideo, dans lequel des chauffages électriques d'appoint doivent être installés pour réchauffer les remplaçants, assis frigorifiés sur le banc à cause des températures très basses en Uruguay en mai de cette année-là.

    Les USA, toujours sans sélection digne de ce nom, prennent la quatrième place, non sans avoir toutefois infligé à l'URSS sa seule défaite du tournoi (59-58). Mais les Soviétiques, victorieux des Yougoslaves et des Brésiliens, décrochent malgré tout leur premier titre mondial. Ce sont ainsi eux qui soulèvent les premiers le désormais James Naismith Trophy, baptisé ainsi en honneur de l'inventeur du basketball.

  • 1963 RIO DE JANEIRO, BRÉSIL

    1. Brésil
    2. Yougoslavie
    3. URSS


    Prévue initialement à Manille, mais retirée des Philippines en conséquence de la décision de son gouvernement de ne pas délivrer de visas aux joueurs et aux arbitres issus de pays socialistes, l'organisation de cette 4ème Coupe du Monde FIBA est confiée au Brésil. Les Philippines sont évidemment exclues de la compétition et la FIBA inflige à sa fédération une amende de 2'000 dollars.

    Pour la troisième fois en dix ans, le Brésil est ainsi l'hôte des meilleurs joueurs de basketball du monde. Sur les treize équipes présentes, huit sont venues des Amériques et quatre d'Europe.

    À la fin du tour préliminaire disputé à Belo Horizonte, Curitiba et Sao Paulo, c'est dans une ambiance de carnaval que le Brésil défend avec succès son titre conquis quatre ans plus tôt à Santiago de Chile devant - dans l'ordre au classement - la Yougoslavie, l'URSS, les USA et la France.

    Amaury Pasos et Wlamir Marques, deux des vedettes de cette Coupe du Monde, deviennent instantanément aussi célèbres au Brésil que les footballeurs Pelé et Garrincha.

    Les USA, à nouveau représentés par une équipe modeste, doivent s'avouer vaincus successivement contre le Brésil, la Yougoslavie et l'URSS.

  • 1959 SANTIAGO DE CHILE, CHILI

    1. Brésil
    2. USA
    3. Chili


    Pour la toute première fois, l'URSS participe à une Coupe du Monde FIBA, jouée sur le terrain de football de Santiago, transformé pour l'occasion. Le Chili ayant été automatiquement qualifié, ce sont 12 équipes qui sont réparties en trois groupes pour disputer la phase préliminaire à Conception, Temuco et Antofagasta.

    Il y a de nombreuses surprises, comme la défaite de l'URSS contre le Canada à Temuco, ne devant sa qualification pour la phase finale qu'à la différence de points, derrière le Brésil. Ou comme les victoires du Formose contre l'Argentine et l'Égypte, gagnant ainsi sa place pour la suite de la compétition.

    Le refus de l'URSS d'affronter durant la phase finale le Formose, pour des raisons politiques, lui vaut d'être reléguée à l'avant-dernière place, malgré son sans-faute jusqu'alors, ne cédant la dernière place qu'à la Bulgarie, ne souhaitant pas - elle non plus - jouer contre les Chinois.

    Cette rétrogradation des Soviétiques fait le bonheur du Brésil qui, malgré sa défaite face à l'URSS (71-76), peut s'emparer de la médaille d'or en disposant d'une sélection corporative américaine de seconde zone sur le score de 81-67.

  • 1954 RIO DE JANEIRO, BRÉSIL

    1. USA
    2. Brésil
    3. Philippines


    Initialement prévue à Sao Paulo pour fêter les 400 ans de la création de la ville, la 2ème Coupe du Monde FIBA est finalement organisée à Rio de Janeiro, le toit du Palais des Sports de Sao Paulo n'ayant pas résisté aux intempéries.

    Une fois de plus, les pays de l'Europe de l'Est refusent de participer, suite à la décision des autorités brésiliennes de ne pas accorder de visas aux Soviétiques. Pour ne rien arranger, l'Égypte se retire de la compétition à cause de la présence de l'Israël. Ainsi, seules douze équipes prennent part à la compétition au Brésil (sept des Amériques, trois d'Asie et deux d'Europe).

    Le tournoi se déroule dans la toute nouvelle salle Maracanazinho (25'000 places), à deux pas du célèbre stade de football du Maracana, capable d'accueillir 200'000 spectateurs.

    La phase préliminaire entraîne les éliminations du Paraguay, du Chili, de la Yougoslavie et du Pérou. La phase finale met donc aux prises les USA, le Brésil, les Philippines, la France, le Formose, l'Uruguay, le Canada et l'Israël.

    Représentés à nouveau par une équipe corporative - de Caterpillar cette fois - avec six joueurs à plus de 2.00m, les USA s'adjugent le titre sans perdre le moindre match.

  • 1950 BUENOS AIRES, ARGENTINE

    1. Argentine
    2. USA
    3. Chili


    Le Congrès de la FIBA, qui s'est réuni en 1948 à Londres à l'occasion des XIVèmes Jeux Olympiques, décide d'organiser un championnat du monde tous les quatre ans, entre chaque tournoi olympique. L'Argentine accepte de prendre la responsabilité inhérente à la première édition, et c'est donc à Buenos Aires qu'a lieu la toute première Coupe du Monde FIBA, du 22 octobre au 3 novembre 1950.

    La FIBA limite le nombre d'équipes participantes à dix : les trois meilleures des derniers JO, les deux meilleures d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Sud, et enfin le pays organisateur, automatiquement qualifié.

    Les USA, la France et le Brésil, soit le podium des JO de Londres deux ans plus tôt, sont rejoints par l'Argentine, le Chili et le Pérou. L'Uruguay, net vainqueur du Championnat d'Amérique du Sud, refuse, pour des motifs politiques, de traverser le Rio de la Plata. Pourquoi exactement ? Parce que le gouvernement argentin ne veut pas accorder de visas à ses représentants de la presse.

    Puisqu'aucune équipe d'Asie ne souhaite faire le long et coûteux voyage jusqu'en Amérique latine, la compétition s'ouvre aux voisins d'Équateur, ainsi qu'à deux nations européennes supplémentaires, l'Espagne et la Yougoslavie.

    Modeste 15ème des JO de Londres deux ans plus tôt, l'Argentine, soutenue par 25'000 supporters, se surpasse dans la Luna Park Arena et décroche le tout premier titre mondial en battant les USA (64-50). Les USA n'ont pas pris la compétition très au sérieux, envoyant une équipe corporative des usines Chevrolet de Denver. Il est à noter que les Argentins sont les seuls à avoir dépassé la barre des 60 points au cours de ce tournoi.

    Cette Coupe du Monde est marquée par deux incidents malheureux. Le premier est la faute d'arbitrage qui permet à l'Égypte de s'imposer face à la France (31-28). L'Égypte refuse ensuite de rejouer le match et elle menace de se retirer de la compétition, avant que la France ne se résolve à abandonner sa procédure d'appel. Le second a lieu lorsque la Yougoslavie ne veut pas affronter l'Espagne de Franco, une décision qui lui vaut une suspension de neuf mois, sanctionnant des joueurs de l'équipe comme Nebojsa Popovic, futur Secrétaire Général du Comité olympique yougoslave, et Borislav Stankovic, Secrétaire Général Émérite de la FIBA.